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Guilde Lunarys - Rykke-Errel
 
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 Le parcours d'un Sacrieur

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Ayzan
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MessageSujet: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:23

Prélude


*Crak, scrounch, croc, crrr, craq….*

Entendre cet imbécile de Rognak mâchait l’os de sa cuisse de bouftou m’énervait sensiblement. Il n’y avait dans ses gestes que de la barbarie maladroite et aucune grâce quelconque… briser des os nécessitait un don particulier, un talent artistique. Malheureusement un sadida comme Rognak ne pouvait pas le comprendre. A part dormir et manger, on se demandait ce qui pouvait bien l’intéresser… son comportement était désespérant aux yeux d’un sacrieur tel que moi.

- Toujours rien !s’exclama Erwyn, déjà une semaine que l’on parcourt cette maudite île et aucun de ces maudits rongeurs n’a voulu dévoiler une once d’information intéressante. Ils ne sont bons qu’à supplier et à gémir, maugréa t-il en accompagnant ses paroles d’un coup de pied rageur dans l’un des cadavres de wabbit qui jonchait le sol.

- Nous ne nous sommes pas montrés assez convainquant voila tout. Nous serons plus persuasifs avec le prochain groupe de wabbit, renchérit Smila.

Je poussais un soupir. La mission que l’on nous avait confié consistait était importante et nous ne pouvions revenir les mains vides. Cependant elle risquait d’être longue et fastidieuse, mais chacun d’entre nous y aurait préféré y passer le reste de sa vie plutôt, que de revenir les mains vides devant Oto Mustam.

Depuis quelques temps, l’équilibre entre Bonta et Brâkmar se creusait. La masse bontarienne grandissait de jour en jour. Néanmoins, la majorité de leurs troupes étaient composé de néophytes ne sachant même pas tenir une lame correctement. Ces néophytes, que le Seigneur Mustam considéré comme la lie du monde, étaient interdit à Brâkmar. Seuls les plus forts, seuls les féroces guerriers étaient acceptés dans les rangs démoniaques. Pourtant, le nombre des serviteurs de Jiva devenait trop important. Oto Mustam avait donc décidé de créer trois factions : la première composé d’assassins expérimentés, la seconde regroupant des prêtres priant Rushu afin qu’il accorde sa bénédiction aux forces brakmariennes et la dernière réunissait des guerriers intrépides et puissant. Chacune de ces factions comportait une vingtaine de soldat, l’élite des brakmariens.

J’appartenais à la troisième faction et notre première mission s’était révélé importante. Depuis plusieurs mois, des rumeurs couraient en Amakna que les wabbits seraient en possession d’un Dofus. Ces rumeurs arrivant jusqu’à l’ouïe d’Oto Mustam, ce dernier ordonna qu’une escouade soit dépêchée sur l’île des Wabbits et que le Dofus, si Dofus il y avait, devait être trouvé et ramené.

C’est ainsi que Rognak, un sadida noirâtre, Smila une sramette agile, Erwyn un crâ minutieux et moi-même nous sommes retrouvés sur cette île. La première chose à faire était de faire parler les wabbits, mais ces derniers n’étaient pas vraiment coopératif… il a fallut les punir pour leur outrecuidance insupportable. On ne tient pas tête impunément à Brâkmar.

Ces trois derniers jours avaient donc était passé à torturé et massacré les habitants de l’île. Aucune des victimes n’avaient voulu parler, ni confirmer l’existence ou non du Dofus tant convoité. Cependant les quatre bourreaux étaient décidés à aller jusqu’au bout, quitte à supprimer totalement la race des wabbits du monde des Douze…


- En route, ne perdons pas plus de temps. Rushu lui-même nous comblera une fois que nous aurons mis la main sur ce Dofus. La victoire appartiendra à Brâkmar et ces chiens de bontariens ramperont devant nous. Hâtons-nous !

Rognak grogna en abandonnant son os mais n’objecta rien. En cinq minutes, nous étions repartis traquer nos proies, Smila en tête du groupe.


Dernière édition par Ayzan le Dim 21 Fév - 15:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:25

Chapitre I : Désillusion



Il nous fallut encore deux jours et deux nuits avant d’obtenir enfin l’information qui nous manquait. Un tiwabbit, effrayé du massacre de sa famille, et ne voulant pas finir de la même façon que ses pairs, décida de parler. Le Dofus existait bel et bien…
Caché jalousement dans les entrailles de la terre, le peuple wabbit protégeait leur relique nuit et jour.


- Grumph, grogna Rognak, il y a des centaines de galeries souterraines sur cette île. Comment voulez-vous que nous retrouvions un œuf de dragon là-dedans.

- Geindre ne serait pas ton deuxième prénom par hasard ? Depuis une dizaine de jours de recherches nous avons enfin une information capitale, renchérit Smila.

- Peut-être, mais maintenant on a un travail encore plus considérable avec la fouille de ces tunnels.

- Je préfère savoir qu’il existe un Dofus plutôt que de continuer à chercher sans savoir si son existence est véridique ou non, commenta Erwyn.
Je décidai de couper court à cette conversation qui commençait déjà à m’exaspérer :

- Oto Mustam nous a confié une mission, nous l’exécuterons jusqu’au bout, et, par Djaul, si tu es trop fainéant pour effectuer ton travail Rognak, tu peux retourner à Brâkmar pour aller te plaindre au Triumvirat.

Le sadida ne pipa mot et attendit sans broncher que les autres prennent une décision sur l’orientation à prendre.
Tout à coup, le tiwabbit qui avait craché le morceau toussa et remua faiblement.


- Je croyais que tu l’avais exécuté, sermonnais-je Rognak.

- Je n’ai pas dû taper assez fort, répondit-il en haussant les épaules.

- Peu importe, il va nous être encore utile tout compte fait.

Je me dirigeai vers le minuscule corps du tiwabbit et le soulevait par une jambe.

- Tu vas nous conduire jusqu’au Dofus, misérable, et peut-être t’accorderais-je la vie sauve. Réjouis-toi, tu es le premier à qui je fais cette proposition.
Il baragouina quelque chose d’incompréhensible. Je le secouais violemment :

- Votre parole avant, dit-il.

J’acquiesçais et le lançais au devant en lui ordonnant de nous montrer le chemin.
Le tiwabbit se releva être un guide compétent. Il prenait des galeries désertes et nous ne fîmes aucune rencontre avec d’autres wabbits. Ce qui était une bonne chose, car ces derniers n’auraient pas manqués de donner l’alerte… avant que nous ne les exterminions.
Après deux heures de marches et de multiples grognements de la part de Rognak, nous arrivâmes au devant d’une imposante porte. Le tiwabbit se racla la gorge :


- Le gardien du Dofus est notre vénéré Wa Wabbit… qui se trouve au fond de cette salle. J’ai remplis ma part du marché, vous avez promis de me laisser la vie sauve, dit-il en me regardant.

- En effet j’ai promis…

- Mais pas moi, trancha Smila en s’élançant furtivement. Elle passa derrière le tiwabbit et l’égorgea promptement.

Sans plus accorder d’attention au cadavre, nous poussâmes les portes. De multiples wabbits se trouvaient derrière, ce qui nous étonna un instant, vu que les galeries avaient été désertes jusqu’à maintenant. Rognak sourit méchamment et sorti sa hache en la faisant tournoyer. Erwyn encocha une flèche, Smila dégaina ses dagues et mon marteau se retrouva entre mes mains un en éclair. Nous nous élançâmes avec un « Gloire à Djaul » retentissant.
Ces wabbits là n’étaient pas les mêmes que ceux de la surfaces. Ceux-ci étaient entraînés au combat et la donne n’était pas la même. Une heure fût nécessaire pour nettoyer l’espace de la lie wabbit. Une heure intense et éreintante, avec de multiples blessures, bénignes pour la plupart.
Enfin, nous nous retrouvions devant le Wa Wabbit. Ce dernier était dans une colère noire lorsque nous arrivâmes :


- Démons de Brâkmar, vous allez regretter votre outrecuidance. Ce que vous êtes venus chercher ne tombera pas aux mains de Djaul…

- Silence ! tu n’as pas été autorisé à parler rongeur. Tes sujets sont partis rejoindre Rushu dans les abysses éternels. Si tu ne veux pas les rejoindre, il serait judicieux de nous donner le Dofus, cracha Erwyn.

- Rushu n’est rien d’autre qu’une pâle imitation divine indigne d’accéder au Panthéon. Il ne m’effraie pas, pas plus que ses fidèles.

Le Wa Wabbit était puissant, mais malgré cela, il ne pouvait faire face à quatre guerriers entrainé au combat comme nous l’étions en simultané. Il tomba sous nos coups au bout d’une vingtaine de minutes.

- Bon, ce satané Dofus maintenant, grogna Rognak.

Nous n’eûmes pas à chercher longtemps. L’œuf était posé sur un piédestal lumineux. En nous approchant, aucun de nous ne dit mot. Nous étions absorbés dans la contemplation de cet objet à la puissance infini… lorsque tout à coup, l’expression sur le visage d’Erwyn changea en un masque d’effroi. Il attrapa le Dofus et l’observa attentivement et poussa un cri de rage quelques instants après. Sur la défensive, nous lui demandons ce qu’il a :

- Ce Dofus est un faux. Il n’a pas été créé par un Dragon mais par la magie des Wabbit. Ce n’est qu’une imitation, certes puissante mais bien moins qu’un Dofus réel. Oto Mustam ne sera pas content.

- Oto nous a envoyé découvrir si les rumeurs étaient fondés, et de récupérer le Dofus s’il existait. Nous avons remplis notre mission. Oto Mustam désolera que ce ne soit pas un véritable Dofus, mais nous obtiendrons nos louanges, déclarais-je. Retournons à Brâkmar maintenant, plus vite nous y serons, plus vite nous serons repartis en mission, et plus vite la chute de Bonta arrivera…
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:25

Chapitre II : Une traque éprouvante


- Ainsi donc, ce Dofus n’était en fait qu’un leurre… satanés wabbits, une ruse pour attirer les aventuriers et les touristes sur leur île. Quoiqu’il en soit, cette copie ne sera pas inutile… la magie des wabbits restent relativement puissante et octroie à son possesseur sagesse et humilité. Des qualités dignes de Brumaire… ou presque. Les Trois se trouvent dans la tour de Gisgoul, Erwyn, tu iras porter l’artefact à Brumaire. Vous autres, vous pouvez disposer jusqu’à nouvel ordre, ordonna Oto Mustam.

Erwyn, Smila, Rognak et moi tournâmes les talons en même temps et prîmes la direction de la porte. Il nous avait fallu 4 jours pour rallier Brâkmar après avoir mis la main sur le Dofus. Tant de temps perdu à cause d’une tempête en plein océan. Le massacre des wabbits n’avait pas dû plaire aux Dieux…
Cependant nous étions arrivés avant que la patience d’Oto Mustam ne soit arrivée à terme. Heureusement pour nous…


- Ah ! Ayzan, reste là, j’ai une mission pour toi tout compte fait. Tu iras batifoler ultérieurement.

Rester seul en présence d’Oto était somme toute assez désagréable. On ne savait jamais vraiment qu’elles étaient ses véritables attentions…

- Une chose étrange c’est produite dans la cité ce matin même. Il y a eu un meurtre à la taverne du Chabrulé… évidemment ce n’est pas le meurtre qui est étrange mwahaha !!! Mais plutôt la façon de faire. Le corps du cadavre est lardé par de nombreuses blessures faites par une longue lame. Les blessures sont parfaitement lisses… or, les armes brakmariennes sont rouillés et distordus. Quelque chose cloche, retrouve moi l’assassin et amène le moi !

J’acquiesçais en promettant de revenir avec le tueur et prit la direction de la taverne du Chabrulé afin de parler avec le tenancier. Bruli Ounim… une femme à la réputation mauvaise. Comment pourrait-il en être autrement dans l’une des tavernes de Brâkmar ?

- Ayzan ! Tu viens prendre une chope comme à ton habitude ? laisse moi te l’offrir ça me fera plaisir ! s’exclama t’elle en me voyant entrer. Hum, j’ai également deux, trois problèmes avec des miliciens si tu pouvais t’en charger…


« Egal à elle-même, pensais-je »

- Je ne viens pas pour ça Bruli, je suis en mission. Il y a eu un meurtre chez toi ce matin ?

- Hum dommage… oui il y a eu une bagarre, pourquoi cela t’intéresse t’il ? Le cadavre te devait de l’argent ?

- Non ce n’est pas ça. Que peux-tu me dire sur l’assassin ?

- Un individu bizarre. Il portait un capuchon sur la tête et s’est enfui en courant. Une personne normale se serait vanté, mais lui a prit la fuite. Il m’a paru louche à cet instant !

- Merci bien… que Rushu veille sur toi,
dis-je en sortant.

Je me dirigeai désormais vers les portes de la ville. Trop de détails clochés dans cette affaire, Oto avait raison. Ce qui me faisait désormais penser que l’individu n’était autre qu’un bontarien déguisé. Si c’était vraiment cela, il aurait prit instantanément la fuite et les gardes l’auraient aperçu. Les bontariens étaient si prévisible…

Arrivé aux portes, je demandais aux gardes en faction si un homme était passé ce matin. Ils répondirent par l’affirmative et ajoutèrent qu’il avait prit la direction nord des landes de Sidimotes.


- Il était à pied, avec une dragodinde vous aurez la possibilité de le rattraper, déclara l’un des gardes. La mienne est à votre disposition si vous le souhaitez.

Je le remerciais et prit la direction indiqué. Les traces du fugitif étaient encore fraîches. Rares étaient ceux qui pouvaient cacher leurs traces sur les landes. Les brâkmariens apprenaient rapidement à pister les crocs glands ou les ouginaks dans les landes. Suivre la trace d’un bontarien serait aisé.
En effet au bout de quelques heures, je me rapprochais de lui jusqu’à l’apercevoir au loin. Je sortis mon marteau et poussait un cri de guerre en le chargeant.
Celui-ci vit volte-face et sortis son épée de son fourreau. Il m’attendit sans bouger, lame vers le haut. Cependant je ne comptais pas aller m’empaler sur son épée, je fis un écart de coté, et sauta au bas de ma monture. Face à face, nous nous tournions autour… jusqu’à ce que je me jette sur lui. Le combat fit rage, le fracas des armes résonnait avec intensité. Ni l’un ni l’autre ne semblait s’essouffler. Cela aurait pût durer longtemps si je ne lui avais pas asséné un coup puissant, l’obligeant à reculer, et par là même à trébucher contre un rocher, ce qui le fit tituber. Profitant de mon avantage je sautais sur lui et lui balançait mon marteau en pleine figure. Il ne pût se protéger et tomba assommé… ou mort. J’espérais que la première hypothèse serait la bonne car Oto m’avait bien dit de le ramener vivant.
Je jetais mon fardeau au dos de ma dragodinde et entreprit de repartir vers la sombre cité.
En me voyant arriver à lui avec mon captif, Oto s’exclama :


- Eh bien il était temps ! Heureusement que l’enjeu de la guerre ne dépend pas de ta rapidité, sinon nous pourrions déjà nous enterrer. Alors voici donc, notre homme… ou plutôt devrais-je dire notre victime, dit-il avec un rictus mauvais. Tu peux y aller Ayzan, reviens demain, j’aurais un nouveau travail pour toi. En attendant, j’en connais un pour qui la nuit va être longue.

Sur ces sombres paroles, je quittais la milice et partis à la taverne de Djaul…
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:26

Chapitre III : Préparation tactique


Après une nuit arrosée à la taverne, je décidais de trouver une maison abandonné et de m’y écrouler pour le reste de la nuit, n’ayant pas la force de rentrer jusqu’à la milice. Une nuit peuplée de cauchemars délicieux… que demander de plus pour dormir d’un sommeil réparateur ?
Le réveil fut néanmoins plus dur :


- Hey !! réveille-toi misérable ivrogne. Ca fait plus d’une heure qu’Oto Mustam m’a envoyé te chercher ! Tu vas avoir droit au fouet à n’en pas douter pour l’avoir fait attendre si longtemps ! vociféra le garde brâkmarien qui se tenait devant moi.

Je grommelais en me massant le crâne et entreprit de me mettre sur mes deux jambes. Parfait, la terre avait décidé d’arrêter de tourner.

- Hum… on ne parle pas comme ça impunément à Ayzan le Sanguinaire espèce de chien ! rétorquais-je en lui balançant un coup de pied circulaire qui le fit tomber à la renverse. Inutile de m’accompagner, je connais le chemin !

Je parcourus la ville le plus rapidement possible, les foudres d’Oto étant généralement mortelles, il valait mieux éviter de le mécontenter.

- Ah ! te voilà enfin. Si l’affaire n’était pas aussi urgente tu aurais droit au fouet et au pain sec. Quoiqu’il en soit, la mission de l’espion bontarien que tu as ramené hier n’était pas banale… après avoir fait preuve de … persuasion, nous avons appris de sa bouche que Bonta la Gueuse projetait de nous envahir d’ici une semaine. Pas de temps à perdre donc, Brâkmar est en alerte maximal et nos guerriers se préparent déjà à la bataille. Cependant, j’ai une tâche importante à te confier. Tu iras trouver Vil Smisse en lui ordonnant de prendre les armes afin de nous épauler durant la bataille. Montre-toi persuasif ! Ajoute que si son absence se fait ressentir, Brâkmar s’occupera personnellement d’éradiquer l’organisation des Roublards. Et prends donc cet or pour l’amadouer. Maintenant va !

- Il en sera fait selon vos ordres Seigneur, répondis-je en m’inclinant.

- Dernière chose : ne vas pas croire qu’en ayant capturé l’espion tu auras droit à des avantages.

Trouver Vil Smisse n’était toutefois pas chose facile. Il se terrait près du cimetière d’Amakna, mais ou exactement ? Impossible à dire. Après réflexion je décidais d’aller trouver Smila. Ses talents d’espionne et de traqueuse me seraient surement utiles.
En la cherchant, je la trouvais dans la tour des Ordres :


- Smila. J’aurais besoin de tes services si tu n’es pas occupée.

- Ayzan ? Que pourrais-tu donc me vouloir ? Nous devons retourner sur l’île des wabbits ?

- Non, rien à voir avec ces bestioles stupides. Brâkmar est sur le point d’être attaqué comme tu dois le savoir. Oto Mustam m’a donné pour mission de trouver l’antre des Roublards afin de leur ordonner de se joindre à nous. Toutefois, leur cache est bien dissimulé. J’aurais donc besoin de toi pour m’aider à les débusquer.


- Je vois… qu’est ce que ça me rapportera ? dit-elle un sourire narquois aux lèvres.

- Évidemment… voila une bourse pour tes services, répondis-je en lui lançant un petit sac d’or.

Elle l’attrapa au vol, et nous partîmes tous deux en direction d’Amakna. Il restait, selon les dire de l’espion bontarien, une semaine avant que Bonta ne lance son offensive. Nous devions donc nous hâter si nous voulions revenir à temps pour participer à la bataille. Deux jours après notre départ de Brâkmar, nous avions atteint le cimetière.

- Le cimetière d’Amakna ! annonça Smila. Ils doivent se cacher quelque part par-là. Séparons-nous pour les chercher.

Elle partit de son côté et moi du mien. Partout des os, des tombes et une puanteur effroyable. La chair en décomposition et l’odeur de la mort planait partout. Quelquefois un ou deux chafers d’approchaient de trop prés et mon marteau les renvoyait se coucher. Soudainement, je sentis une présence derrière moi. Je fis volte face, mon marteau soulevait, près au combat. Ce n’était que Smila :

- J’ai trouvé l’entré. Allons-y, dit-elle.

Elle m’emmena au fin fond du cimetière, jusqu’à un trou dans le sol. Nous descendîmes et tombâmes en face de deux individus armées :

- Qui êtes-vous et que voulez-vous ? lança l’un d’entre eux.

- Nous sommes envoyés par Oto Mustam pour nous entretenir avec Vil Smisse. Il serait judicieux de nous laisser passer… Brâkmar n’est pas tendre avec ceux qui s’opposent à elle.

- Restez ici ! je vais informer Vil Smisse de votre présence. Si vous tentez quoi que ce soit, nous vous abattrons.

Smila partit dans un grand éclat de rire. Nous attendîmes quelques minutes avant que le roublard ne revienne.

- Vil Smisse consent à vous recevoir, allez-y mais gare à vous si vous faites du grabuge, dit-il en nous menaçant de son épée.

L’intérieur de la cachette des roublards étaient modestes. Il avait construit une sorte de Q.G entièrement sous terre, cependant l’intérieur était assez vide. Il y avait bien des breloques par-ci par-là, mais sinon, rien de sensationnel. Peut-être cachaient-ils le butin leurs rapines ailleurs… Après avoir marché dans un long couloir, nous débouchâmes dans une petite pièce, sombrement décoré. Un tas de diamant et rubis s’entassaient dans un coin de la pièce, des tableaux immenses et des objets de décorations dont la valeur était surement égale à une année de salaire d’un milicien. Rien à voir avec ce que nous avions observés jusqu’alors. Et au milieu de la pièce, un homme, vêtu d’une cape verdâtre et au visage masqué. Vil Smisse.

- Eh bien, eh bien ! Que me vaut l’honneur de la visite des envoyés de ce cher Oto ? Ne me dite pas qu’il veut récupérer le pendentif que je lui avais dérob… Hum, que souhaitez-vous ?

- A n’en pas douter, les rumeurs d’une invasion ont dû arriver jusqu’à vos oreilles. Ces rumeurs sont fondées. Bonta projette d’attaquer Brâkmar au matin du 2 juinssidor. Ils s’attendent à nous prendre par surprise, fort heureusement pour nous, nous avons eu vent de leur projet. Les Trois ont décidés que c’était là l’occasion de leur infliger une défaite dont ils ne pourront se relever. Pour cela, nous aurons besoin de toutes nos ressources et du maximum d’hommes disponibles… C’est là que les roublards entrent en jeu. Oto Mustam exige que vous vous battiez à nos côtés.

Ce fût au tour de Vil Smisse d’éclater de rire.

- Eh bien ! Oto ne changera jamais. Son culot n’a pas d’égal. Mais comme il le sait, les roublards ne sont pas la charité. S’il a besoin de nous, il devra nous rémunérer !

Sans dire un mot, je pris la bourse qu’Oto m’avait donnée et lui lançait. Vil Smisse l’ouvrit et compta les pièces.

- Hum… j’en aurais espéré un peu plus… et si je refusais de participer au combat ?

- Brâkmar n’est pas tendre avec les lâches… après avoir exterminé Bonta, nous nous lancerons à votre poursuite jusqu’à ce que le Monde des Douze soit totalement débarrassé de votre clan de voleurs et d’assassins.

- Je plaisantais voyons. Nous serons là… et si jamais Bonta tombe, Oto devra nous verser plus que la misère qui se trouve dans cette bourse. Dit le lui bien. Je ne vous retiendrez pas plus longtemps. Au revoir.


Sur ces mots, nous partîmes sans même le saluer. Une fois au dehors, un corbac nous attendait visiblement, un mot attaché à sa patte. Smila le prit et lu à haut voix :

Citation :
" Ayzan, j’espère pour toi que les roublards ont étaient informés et qu’ils ont répondu par l’affirmative. Quoiqu’il en soit, Brâkmar a changé de tactique. La meilleure défense, c’est l’attaque. Nous irons donc au devant de l’armée bontarienne. Il t’est donc inutile de retourner à Brâkmar, rejoins l’armée le plus rapidement possible. Nous marcherons jusqu’au commencement des plaines de Cania, tout en restant dans les landes de Sidimote là où nos guerriers bénéficient de l’obscurité. Dés que tu seras présent, vient me faire ton rapport. Inutile de préciser que ta vie dépend de ta rapidité à me le remettre. "

Oto Mustam

- En route donc, dis-je à l’attention de Smila.
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:26

Chapitre IV : Nouvelle émotion


Il ne restait plus que 2 jours avant la bataille. Smila et moi avions parcouru la distance qui nous séparait de l’armée brâkmarienne le plus rapidement possible. Nous avions « empruntés » deux dragodindes à de sympathiques aventuriers la nuit dernière, et nous n’avions fait aucune halte depuis. Les montures étaient épuisées et menaçaient de s’effondrer sous peu.

Heureusement cependant, une heure plus tard nous étions en vue de notre armée. Perché en haut d’une falaise, nous pouvions apercevoir au loin les centaines de soldats démoniaques se préparant à la bataille. De là où nous étions, cela ressemblait à une fourmilière impressionnante.


- Combien crois-tu que nous serons au moment de l’affrontement ? me demanda Smila.

- Hum… difficile à dire. Le nombre de soldat doit varier entre 700 et 800. Sans compter les chafers, les vampyres, les roublards, les ouginaks, les trools … je pense que nous dépasserons le millier d’effectif. Je doute que Bonta puisse rivaliser avec nous. Il ne s’attende pas à ce que nous nous trouvions ici. Ils comptent sur l’effet de surprise… c’est raté. Si Rushu veille sur nous, Bonta sera tombés avant le début de la semaine prochaine. Allons-y, j’ai un rapport à faire !

Sans plus tarder, nous descendîmes le plus rapidement possible. Arrivé au premier abord du campement brâkmarien, Smila m’annonça qu’elle partait rejoindre son unité de combat. Elle me fit un clin d’œil espiègle, et s’enfonça dans la masse. Pour ma part, j’accostai le premier soldat et lui ordonnai de me montrer l’emplacement de la tente d’Oto Mustam. Une fois ma réponse obtenu je me dirigeai d’un pas rapide vers l’endroit indiqué et pénétrai à l’intérieur de la tente ;

- Ah ! Ayzan, il était temps, tu as encore prit ton temps hein ! Vil sacrieur, tu seras puni un jour ou l’autre. Alors ce rapport ?

- Vil Smisse a accepté de participer à la bataille. Ses hommes et lui nous rejoindrons à temps selon ses dires.

- Parfait ! c’est tout ce que je voulais entendre. Va rejoindre ton bataillon maintenant et ne me déçois pas sur le champ de bataille !

- Oui Seigneur…,
répondis-je en quittant la tente.

A peine sorti un grand iop m’accosta :

- Ayzan Do’Urden ?

- Que lui veux-tu ?

- Tu es sous mes ordres durant le temps de l’affrontement. Obéis à mes ordres et tu auras plus de chance de survivre.

- Pff, qui se souci de vivre ou mourir ? Si je fais honneur à Rushu en tombant au combat, qu’il en soit ainsi.

- C’est ça, prends-toi pour un héros, en attendant va rejoindre les autres !


« Crétin » songeais-je.

Un brouhaha s’élevait de plus en plus fort dans le campement au fur et à mesure que l’heure de lever le camp arrivait. Les premières sentinelles bontariennes avaient été repérées au loin et l’affrontement était sur le point de commencer. Les hommes s’agitaient, lorsqu’une clameur féroce s’éleva. Oto Mustam en personne arborant son armure noirâtre se tenait sur son destrier :

- Serviteur démoniaque ! Il est grand temps de faire ravaler leurs suffisances à ses enfants de cœur que sont les bontariens. Les lâches périront, et seuls les puissants resteront en vie. Il n’y a que la faiblesse et la puissance d’essentielles. Rappelez-vous-en ! Et Maintenant, prenez vos armes et marchez contre l’ennemi !!! Faites honneurs à Brâkmar, combattez pour elle, et offrez lui la gloire éternelle !!!!!!!!!

Les soldats poussèrent un cri de guerre féroce et se mirent en marche. Les chafers étaient en premières ligne suivi de prés par les ouginaks. Les vagues de créatures devaient éclaircir les rangs bontariens pour laisser plus de liberté d’action aux bataillons brâkmariens. Les trools et vampyres étaient dispersés au milieu du gros de l’armée. De son côté, Vil Smisse et ses hommes contournerai les bontariens par le flanc droit. Les roublards lanceraient leur offensive au moment ou les premiers brâkmariens auraient engagés le combat sur la ligne de front.
Pour ma part, je rageais de me trouver au milieu de l’armée.


« Tous ces pleutres seront déjà mort depuis longtemps avant que notre bataillon n’arrive jusqu’à eux »

L’armée marchait à pas lent et régulier. En face, les bontariens apparaissaient à l’horizon. Plus nous nous rapprochions et plus nous constations que quelque chose clochait… ils étaient nombreux… beaucoup trop nombreux. Jamais les troupes de Jiva n’auraient pût contenir autant d’homme… comment cela se pouvait-il ? Tout à coup, un soldat brâkmarien s’écria : « Les blasons ! Regardez les blasons ! »

En effet, en observant mieux, nous pouvions observer que plusieurs drapeaux s’élevaient de ci de là parmi les rangs bontariens. Des drapeaux arborant plusieurs blasons différents. Un autre soldat cria :« Les Guildes ! Bonta a appelé les Guildes en renfort ! Maudits soient-ils tous !
Alors que nous devions être en supériorité numérique, nous nous trouvions dans une situation inconfortable… ce qui me réjouissait au plus haut point.


« Parfait, il y en aura assez pour tout le monde »

Arrivés à 200 mètres l’une de l’autre, les armées stoppèrent leur avancé quelques instants… puis les brâkmariens chargèrent, chafers en tête. Les archers bontariens décochèrent une volée de flèche, puis deux et trois. Les squelettes et les ouginaks tombaient par dizaine mais ils arrivèrent tout de même jusqu’au corps-à-corps. Les archers reculèrent et laissèrent la place aux fantassins. Les lames s’entrechoquaient ou rebondissaient sur les boucliers ennemis. La férocité des monstres obligea rapidement les soldats bontariens à se mettre sur une position défensive. C’est à ce moment là que Vil Smisse chargea. Attaqué sur deux flancs, les anges étaient en position précaire. Seul leur nombre les sauva de cette première offensive. Sans ça, ils auraient ployés sous les assauts brâkmariens.

Comme je l’espérais, mon bataillon arriva au front alors que la bataille faisait rage. Poussant un cri de guerre puissant, je chargeais mon premier adversaire. D’un rapide coup de marteau circulaire je lui fracassais le crâne sans qu’il puisse faire quelque chose. Sans prendre le temps de m’arrêter, j’engageais un nouveau combat contre un iop flamboyant. La bataille durait déjà depuis plusieurs heures, et aucune des deux armées ne semblait vouloir plier face à l’autre. De mon côté, mon bataillon était complètement dispersé. Je combattais au côté d’un feca brâkmarien. Nous étions isolés du gros de l’armée, et une multitude de bontarien nous entouraient. Nous n’étions encore en vie que grâce à notre habilité à combiner nos passes d’armes simultanément et avec cohérence. Cependant nous nous épuisions vite, tandis que nos ennemis attaqués à tour de rôle, préservant ainsi leurs forces. L’avenir semblait bien sombre…

Soudain, l’un des trools non loin rugit férocement, détournant une seconde à peine l’attention de nos adversaires. Seconde suffisante pour que mon marteau s’enfonce dans la cuirasse d’un bontarien et que mon allié enflamme les autres à l’aide d’un glyphe. Ce dernier me regarda et sur son visage se dessina un large sourire. Non pas narquois mais bel et bien amical.

« Surprenant… » Pensais-je.

Nous fonçâmes vers un autre groupe d’ennemis, et nous engageâmes le combat à nouveau. Cependant, ces adversaires-là étaient plus coriaces que les précédents. Leurs maitrises des armes étaient expérimentés et habiles. Nous eûmes toutes les peines du monde à éviter leurs affronts. Néanmoins, cela ne pouvait pas durer éternellement. L’un des bontariens me faucha au niveau des jambes, et je m’écroulais face contre terre. Alors qu’il allait m’achever, le feca lanca l’un de ses sorts :


- IMMUNITE !!!

La lance qui s’abattait sur moi fût déviée par un bouclier invisible. Clignant des yeux devant ce spectacle étonnant, je ne vis qu’au dernier moment l’ange qui s’approchait derrière mon sauveur. Je criais pour l’avertir mais trop tard. La lame s’enfonça entre ses omoplates dans une gerbe de sang. Aveuglé par une rage soudaine, je me relevais d’un bond et entreprit d’attaquer hargneusement ce lâche bontarien. Son arme s’envola dans les airs au bout de quelques secondes, et sa tête roula l’instant d’après, mon marteau l’ayant aidé à s’envoler.

Je me précipitais vers le feca agonisant, tentant par tous les moyens de juguler le flot de sang qui coulait. Voyant que mes efforts étaient vains, je le pris dans mes bras et courut le plus vite que je pouvais vers notre campement. Je devais trouver un eniripsa dans les plus brefs délais. Heureusement, j’en trouvais un rapidement. Ce dernier m’ordonna d’emmener le feca sous une tente spécial, ce que je m’empressais de faire. Après l’y avoir déposé, un garde vint vers moi et m’ordonna de retourner au combat. Voyant rouge en entendant ces paroles, je le pris par la gorge et le plaquait au sol d’une seule main. Après l’y avoir maintenu plusieurs seconde en essayant de me calmer sans le tuer, je le libérais et lui ordonnais à mon tour de dégager d’ici. L’eniripsa prodigua des soins au feca et le laissa ensuite pour aller s’occuper d’autres blessés. Je restais à côté de mon allié qui venait de tomber dans les pommes. Il se réveilla deux heures après. Lorsqu’il me vit, il sourit et dit :


- Merci… mon nom est Amyeh.

Au même moment, les chefs de guerre bontariens et brâkmariens hurlaient :

- RETRAITE !!
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:26

Chapitre V : Fragile équilibre


- Combien de temps crois-tu que cela va durer ?

- … Hum ? … je ne sais pas. Trop longtemps à mon goût en tout cas. Le fait que Bonta reste debout jour après jour est une insulte à Rushu. Chaque journée qui s’écoule est une offense de plus…, répondis-je en regardant au loin.


Amyeh et moi-même nous trouvions dans les plaines de Cania, non loin de la foire du trool. La bataille de Cania qui avait opposé Bonta et Brâkmar remontait désormais à deux longues années. La bataille avait été coûteuse en vie pour les deux camps… plus de la moitié des effectifs étaient tombés au combat. Djaul était entré dans une colère noire lorsqu’il avait apprit notre échec. Les stratèges brâkmariens lui rappelèrent que nous étions en position de défense et non attaquants, et que l’armée bontarienne avait prit la fuite. Par conséquence, c’était une victoire pour nous. Mais Djaul ne l’entendit pas de cette oreille et déclara que nous aurions dût poursuivre ces pleutres jusqu’à ce qu’ils soient tous exterminés.

Quoiqu’il en soit, depuis deux ans aucune autre bataille n’avait éclaté. Chaque camp resté retranché derrière ses murailles. Le statu quo régnait sur le monde des Douze.
Quelques escarmouches avaient lieu régulièrement, mais seulement des duels entre 2 à 3 guerriers.
Du coup, tant que les dirigeants n’auraient pas trouvés un nouveau moyen de nuire à Bonta, nous étions déchargés de nos obligations. Amyeh et moi avions décidés de parcourir l’immensité de Cania, tant pour les créatures qui y grouillaient que pour se retrouver loin de toute cité.

Depuis une semaine déjà nous avions parcouru une grande partie de l’ouest des plaines, et nous nous dirigions maintenant vers Astrub. Il nous faudrait sûrement une à deux semaines supplémentaire pour y parvenir. Les journées étaient monotones et l’adrénaline des combats ne s’étaient plus fait sentir depuis un certains temps. L’essentiel de nos journées se passait à discuter du monde, des complots, de stratégie guerrière, de voyage et bien plus encore. Ma relation avec Amyeh avait beaucoup évolué ces deux dernières années. Alors que ma vie s’était jusqu’alors basé sur la solitude et le mépris d’autrui, aujourd’hui je n’imaginais pas les lendemains sans la compagnie de ce feca. Une entraide mutuelle ainsi que des caractères complémentaires avaient donnés naissance à une amitié sincère et indéfectible.


- Hum, on dirait qu’il va pleuvoir ?

- Créer donc tes armures afin qu’elles nous protègent de l’eau dans ce cas-là. Je déteste être trempé. J’ai l’impression d’être un chacha sans défense.

- Toi sans défense ? Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd. Qui a massacré un trool l’autre jour ?

- C’est faible un trool… et stupide. De toute façon, tous les non-adorateurs de la déesse Sacrieur sont des faibles,
dis-je en me moquant de mon ami qui me poussa par terre.

Je rigolais franchement et nous entreprîmes de nous bagarrer amicalement. Une fois terminé, nous nous remîmes en route.


- Tu as déjà été à Astrub toi? me demanda Amyeh.

- Deux ou trois fois déjà. Notamment pour aller récolter des dettes non payés à Oto Mustam. Astrub, la ville des mercenaires… tu y trouveras tout et n’importe quoi là-bas. Ca n’a rien à voir avec Brâkmar. Enfin, tu t’en rendras bien compte lorsqu’on y sera.

- La ville des mercenaires ? … je ne comprends pas, pourquoi les chefs de guerres brâkmariens n’ont pas eu recours à leurs services il y deux ans ? Ils auraient pût faire pencher la balance, non ?
s’étonna-t-il.

- Et non ! Astrub est bel et bien une ville de mercenaire mais ils ne prennent pas parti ni pour Bonta, ni pour Brâkmar. On peut avoir recours à leurs services mais ils refuseront de t’aider si ta demande devait avantager l’une des deux citées. Ils défendent les lâches et les pleutres en quelques sortes. Remarque, ce n’est pas stupide, car si Astrub venait à entrer en guerre contre Bonta ou Brâkmar, elle serait vite anéantie.

- Astrub ne dépend pas d’Amakna ?
me questionna encore une fois Amyeh.

- C’est compliqué à vrai dire. Allister gouverne Amakna et c’est son frère, Fallanster qui est le gouverneur d’Astrub. Du coup les deux régions sont alliées en quelque sorte mais Astrub reste dépendante d’Amakna sous beaucoup d’aspects.

- Je vois…


Nous parcourûmes une longue distance sans qu’aucune autre parole ne soit échangée. Je voyais qu’Amyeh réfléchissait et j’attendais patiemment qu’il s’exprime. Il se racla la gorge et me questionna :

- Tu as déjà eu affaire à ces mercenaires ?

- Non pas personnellement. Pourquoi cette question ?

- Eh bien… j’aimerais voir leur potentiel et leur efficacité. Je ne suis que rarement sorti de Brâkmar jusqu’à présent, et à part l’affrontement contre mes pairs ou contre des soldats bontariens, je ne me suis pas frotté à d’autres guerriers. J’aimerais voir de quoi ils sont capables.

- Et bien soit ! Une fois là-bas nous irons chatouiller ces mercenaires avec nos armes. L’offre en mercenaire risque de baisser.


En rigolant tous deux, nous continuâmes notre route, l’esprit apaisé et le cœur léger.
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:27

Chapitre VI : Avènement d'une puissance



Plus d’un mois après notre départ de Brâkmar, après avoir parcouru l’ensemble des landes de Sidimotes ainsi qu’une bonne partie des plaines de Cania, nous nous trouvions désormais aux portes d’Astrub…

- Ahhhhh, dit Amyeh en s’étirant, il était temps d’arrivé. Je ne me rappelle plus la sensation que procure un matelas… j’ai hâte de remédier à cela.

- La taverne de la ville est réputée pour son ambiance et ses chambres confortables. Ça nous changera des vers et des araknées du Chabrulé. Et n’oublions pas que nous devons rendre une petite visite aux mercenaires de la cité, lui répondis-je en lui faisant un clin d’œil.

- Je n’ai pas oublié. Mais avant, direction la taverne !

En passant les portes, les gardes de la cité me parurent soucieux. Je n’y pris d’abord pas garde, imaginant qu’en tant de que défenseur, cela devait faire parti de leur lot quotidien que de s’inquiéter pour la ville. Cependant, je fus étonné une nouvelle fois en parcourant les rues d’Astrub. Les passants avaient l’air préoccupées voir anxieux. Qu’avait-il bien pût se passer pour changer l’atmosphère joyeuse de la cité ?
De son côté, Amyeh dévorait des yeux les étals de marchands, les structures des demeures et les pious courant dans tous les sens.


- Je suis vraiment ignorant du reste du monde, j’aurais dût partir en exploration plus souvent… ces minuscules oiseaux sont grotesques, ajouta t’il en désignant les pious.

- Hum… oui en effet, grotesque… quelque chose cloche Amyeh, il s’est passé quelque chose ici, la ville n’est pas comme d’ordinaire. Une atmosphère pesante flotte. Allons à la taverne, nous saurons de quoi il retourne.

Nous nous dirigeâmes donc vers l’auberge d’un pas rapide. Une fois à l’intérieur mes soupçons se confirmèrent. Il y avait un vrai problème… aucun rire ne s’élevait dans la pièce, seuls des murmures se faisaient entendre. Les personnes parlaient à voix basse entre elles. Je me dirigeais vers une table où un ivrogne était attablé :

- Salutation vieillard, puis-je t’offrir une chope ? dis-je.

- Hein ? Ah ! Oui oui évidemment hey hey, assis-toi donc jeune homme. Je doute que seul la générosité t’a poussé à m’offrir à boire… alors dis-moi que veux-tu ?

- Perspicace… je veux savoir ce qui se passe. La raison de cette ambiance lugubre qui parcourt la ville.

- … tu plaisante ? Tu n’as aucune idée de la raison de cette atmosphère ?

- Non en effet je ne le sais pas. Mon ami et moi-même sommes coupés des informations depuis un bon mois. Il est arrivé quelque chose de grave ?

- Eh bien… on peut dire ça comme ça… Remarque vous n’avez pas dût louper le début de beaucoup…

- Le début de quoi ?
demanda Amyeh.

- Hum, bon très bien. Il y a quelques semaines, des escarmouches entre Bonta et Brâkmar sont survenus. Dans un premier temps nous n’y avons pas fait attention, car cela semblait normal… mais les attaques se sont multipliés. Jusqu’à ce que nous vîmes arrivés des bontariens estropiés et sanguinolents chaque jour passer les portes de la cité. Quelle intrigue se fût je peux vous dire. Pourquoi donc les bontariens venaient jusqu’ici ? La réponse nous fût donnée un soir par l’un d’eux qui était venu se changer les idées à la taverne…

Amyeh et moi étions absorbés par son récit mais en levant les yeux quelques instants, je pu remarquer que l’ensemble de la taverne l’écoutait.

- Je disais donc, ce bontarien nous expliqua qu’un groupe de brâkmarien sévissait dans la région… leur efficacité était redoutable et aucun bontarien n’avait pût les défaire… les survivants aux combats cherchaient à atteindre la première cité venu. Voila ce qu’il dit lorsqu’il parla d’eux : Des démons impitoyables… des envoyés de Rushu lui-même. On dirait qu’ils sont invincibles… terrifiants, absolument effroyables…

L’enutrof bu une gorgée avant de reprendre :

- Comme vous pouvez le constater, ces brâkmariens ont laissés une impression marquante dans l’esprit de ce soldat. De jour en jour nous en apprenions plus sur ce groupe… ils se font désormais appeler la Légion Pourpre. Commandé par un sacrieur vêtu de rouge, se faisant appeler le « Divin », ils massacraient les forces bontariennes sans que celle-ci puisse faire quoi que ce soit. C’est une organisation dépendant de Brâkmar mais autonome. Tant qu’ils apportent gloire à Djaul, ce dernier les autorise à faire ce qu’ils veulent. Les légionnaires ont décidé de mettre Amakna à feu et à sang la semaine dernière… Sufokia est déjà tombés sous leur emprise… ils remonte désormais en direction d’Amakna. Tous les guerriers sont appelés à la défense de la région. Une prime sera versée aux volontaires mais… peu ont le courage d’aller affronter la Légion.

- Je vois… merci pour tous ces renseignements vieillard, paye toi donc une autre chopine, dis-je en lui lançant un kama.

Nous sortîmes de la taverne et je dis à Amyeh de me suivre.

- Nous allons voir un ami à moi qui habite non-loin… c’est un espion au service de Brâkmar. Je dois en savoir plus.

Amyeh acquiesça gravement et dit :

- C’est incroyable tout de même que nous n’avons pas été mis au courant de l’organisation d’une nouvelle troupe d’élite… je l’aurais bien rejointe.

- Nous verrons, peut-être n’est-il pas trop tard. Nous y voila
, dis-je en poussant une porte.

Nous entrâmes dans une maison banale. Le stricte minimum composé la demeure… soudain une trappe se souleva du sol et un sram en sortit.

- Ayzan ! ça faisait longtemps tiens… besoin d’un renseignement ? ça tombe bien mes bourses sont un peu vide en ce moment, ricana t-il.

- Maljour Varlor. Je veux des renseignements sur la Légion Pourpre. Où se trouvent-elles à l’heure actuelle et quels sont ses plans prochains ?

- Ah ! la Légion, elle fait beaucoup parler d’elle ! et pour cause, beaucoup affirment que l’on va assister au triomphe de Brâkmar grâce à elle. Ce n’est plus qu’une question de jour d’ailleurs… le « Divin » et ses troupes marchent sur Amakna avec une grande armée que Djaul a mit à sa disposition. L’armée se regroupe prés du cimetière d’Amakna. L’offensive commencera dans deux jours. Hâtez-vous si vous voulez être de la bataille…

Je lançais une bourse à Varlor et sortit en trombe de la maison, Amyeh sur mes talons.

- Vois-tu mon cher Amyeh, je crains que nous ne pourrons pas rencontrés de mercenaires aujourd’hui… ce sera pour une prochaine fois.

- Mon cher Ayzan, je crains que l’avènement de Brâkmar au sommet ne soit plus important. Il n’y a pas un instant à perdre ! Pressons-nous !
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:27

Chapitre VII : Course folle


En sortant d’Astrub, nous avions loués deux dragodindes. Les voler et notre fuite vers le sud nous auraient automatiquement désignés comme étant brâkmariens et nous aurions eu plusieurs dizaines de soldat à nos trousses. L’important étant de rejoindre l’armée de la Légion Pourpre, nous avons choisis la discrétion. Cependant en voyant que nous prenions la direction du sud, l’un des gardes dit :

- Paix à votre âme. Puisse les Dieux vous protéger en face de ces démons sans pitié.

Je le remerciais en riant. Quel comble, il nous prenait pour des défenseurs d’Amakna. Amyeh me regarda les yeux pétillants de malice et nous nous élançâmes sans plus tarder. Fonçant à vive allure nous espérions rejoindre l’armée au petit matin. Nous ne pouvions manquer une telle bataille qui marquerait peut-être la suprématie totale et définitive de Brâkmar sur le Monde des Douze. Au-delà de ça, les Dieux seraient bien obligés de reconnaitre à Rushu la légitimité de sa place au Panthéon, et alors nous serions couvert de gloire et notre puissance serait sans égale. L’avenir s’annonçait prometteur.

Amyeh et moi ne disions mot, plongeait chacun dans nos pensées respectives qui devaient plus ou moins se rejoindre. Lorsque l’aube commençait à poindre à l’horizon, nous étions en vue du village d’Amakna. De loin nous pouvions voir que les Amaknéens présent se préparaient à la guerre. De nombreux barrages avaient été élevés et l’on pouvait distinguer une agitation frénétique. Arrivé au village, des hommes armés nous demandèrent de nous arrêter :


- Les forces de Brâkmar s’apprêtent à envahir les terres d’Amakna. Les zones ne sont pas sécurisées. Où comptez-vous aller comme ça ?

- Nous sommes au courant des intentions des démons, mon frère et moi-même nous rendons auprès de notre famille qui se trouve plus au sud. Nous ne pouvons les laisser seul en un tel moment. Nous vous prions de nous laisser passer, déclara mon compagnon.

« Excellent mensonge Amyeh, un digne serviteur de Djaul » pensais-je.

- Vous êtes courageux, mais vous feriez mieux de rester ici à attendre l’ennemi. Je doute que votre famille survive bien longtemps si elle persiste à ne pas vouloir passer derrière nos lignes. Enfin, j’espère que vous arriverez à leur faire entendre raison avant que les brâkmariens ne lancent leur offensive. Bonne chance.

Nous le remerciâmes et reprîmes notre course folle.

- Je crois que c’est la première fois de ma vie qu’on me souhaite autant bonne chance, dis-je à Amyeh en éclatant de rire.

Celui-ci joignit son rire au mien et c’est avec euphorie que parcourions les territoires déserts d’Amakna.
Après de longues heures nous arrivions enfin au terme de notre parcours. Nous étions bouche-bée. En face de nous, une armée d’une taille gargantuesque était présente. Plusieurs étendards sombres et pourpre s’élevaient parmi les rangs des brâkmariens. La vision était effrayante. On aurait dit une vague… une vague mortelle et impitoyable.


- Absolument époustouflant, lâcha Amyeh.

- En effet, je n’avais encore jamais vu une armée aussi grande. Comment la Légion a-t-elle pût réunir autant de guerrier ? Bien que Brâkmar ai donné des soldats aux légionnaires pour leurs conquêtes, il doit bien y avoir trois mille hommes. Personne ne peut résister à une telle puissance. Cela va être épique et intense. Allons les rejoindre.

Nous repartîmes rapidement en direction de l’armée et nous présentâmes à l’un des gradés, un sadida brunâtre :

- Hey hey, les renforts ne cessent d’affluer depuis hier, dit-il avec un sourire mauvais, tout le monde veut être du côté des nouveaux maîtres du monde. Vous resterez avec moi. Le « divin » a décidé que nous lancerons l’offensive à la tombée de la nuit. Vous avez l’air éreinté, je ne veux pas de larves à mes côtés lors des combats. Allez-vous reposer soldats, c’est un ordre ! ordonna notre nouveau capitaine.

- Me permettriez-vous une question ? demandais-je, qui sont exactement ces légionnaires si puissant qui font trembler d’effroi les peuples du Monde ?

- Ainsi donc, c’est aussi la curiosité qui vous amène…

- En partie, mais mon compagnon et moi-même sommes persuadés que le glas des faibles vient de sonner grâce à la Légion Pourpre. Nous aimerions en savoir plus sur eux.

- La Légion Pourpre est nait il y a plusieurs semaines. Nous étions à la base un petit groupe de guerriers téméraires et ambitieux. Nous avons participé à la bataille de Cania il y a deux ans, mais depuis, il semble qu’un statu quo se soit installé entre Bonta et Brâkmar… cela ne pouvait plus durer. Nous nous sommes donc levés et avons entrepris de partir en guérilla organisé contre les soldats bontariens. Notre succès à fait notre réputation et notre groupe est devenu plus important de jour en jour. Aujourd’hui nous sommes la glorieuse Légion Pourpre, craint et redouté par tous. Notre meneur, la sacrieur Divin, nous mènera à la gloire éternel comme il l’a promit. Quant à moi, mon nom est Na…


A ce moment une clameur sauvage s’éleva. Le sacrieur si charismatique et redouté se promenait dans les rangs pour évaluer les troupes. À son passage, les soldats s’inclinaient en murmurant : le Divin.

- Hum… il a de la prestance, cela va sans dire, mais les rumeurs enflent vite… es-tu sûr qu’il est aussi puissant qu’on le raconte ? Il me semble plus du genre à faire des beaux discours qu’à manier l’épée, dit Amyeh.

- Tout ce que je sais, c’est qu’il a réussit à lever la plus importante armée que j’ai jamais vu et qu’il a sût se faire respecter de ses hommes. Regarde-les, ils le vénèrent tous.

- Mon instinct me trompe rarement… je doute qu’il soit le messie tant attendu.

- Qui pourrait nous résister ?

- Personne en effet, c’est pourquoi je suis perplexe. Il me tarde de voir de quoi demain sera fait.

- En attendant, le sadida a raison, nous ferions mieux d’aller nous reposer pour être vifs ce soir…
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:27

Chapitre VIII : Les prémices d'une ère nouvelle


Le crépuscule tombait lentement des hauteurs célestes. L’obscurité envahissait peu à peu les alentours, et le campement plongeait progressivement dans la pénombre. Tout, absolument tout laissait présager que le vent du destin soufflait en notre faveur. Les hommes s’agitaient au fil des minutes, l’adrénaline commençait à se faire ressentir. Le signal était proche. Dans peu de temps, les forces de Brâkmar déferleront sur Amakna. Et alors, seul la mort et le désespoir pourraient subsister à la suite de notre passage. Du coin de l’œil, j’observais attentivement le comportement de mes frères d’armes.
Plusieurs d’entre eux riaient franchement en se donnant de grandes claques dans le dos, et d’autres, plus sérieux, s’entrainaient au maniement de leurs armes. C’était le cas d’Amyeh. Le visage tendu et concentré, son épée virevoltait dans les airs, exterminant des ennemis invisibles. Soudain, il s’arrêta et son regard se fixa loin derrière moi. Je me retournais et aperçu nos commandements sur une plateforme, l’un d’entre eux s’avança et prit la parole :


- Serviteurs démoniaques. Brâkmar se soulève une nouvelle fois pour rétablir un juste équilibre en ce Monde. Les faibles n’ont pas leurs places parmi nous, et c’est notre rôle de faire en sorte que les avortons disparaissent !!! Aujourd’hui, presque tous les fidèles de Brâkmar sont réunis sous la bannière de la Légion Pourpre ! Nous étions majoritairement présents il y a deux ans, en face de ces répugnant bontariens. Le monde est resté en suspens depuis deux années car la logique des choses n’avait pas été accomplit. Lors de la bataille de Cania, Bonta a fait appel aux Guildes pour la soutenir. Ces Guildes proviennent essentiellement d’Amakna. Ils vont payer pour leur affront ! Nul ne peut s’opposer à Brâkmar sans subir son courroux. Cette nuit sera la dernière des contrées neutres d’Amakna ! Avant le lever du jour, elle sera devenue une province brâkmarienne ! Suppôt de Rushu, levez-vous et marchez pour accomplir votre destinée ! ALLEZ !!!!

Un vacarme assourdissant salua ce discours et nous levâmes le camp immédiatement en direction du nord. L’assaut venait de commencer. Amyeh et moi nous trouvions côte à côte, chevauchant nos montures. Rapidement nous nous trouvâmes en tête de l’armée, prés des autres chevaucheurs de dragodindes. Les premiers Légionnaires Pourpres, dont le divin, se trouvaient encore plus loin que le gros de l’armée. Ils chargeaient à pleine vitesse.

- Alors Amyeh ? Je croyais que le Divin n’était bon qu’à faire des beaux discours. Il est pourtant devant toi, non ? lui dis-je ironiquement.

- Il se peut que je me sois trompé en effet ! Cependant il ne restera pas longtemps devant moi !

Il poussa sa monture au maximum et je fis de même. Nous arrivâmes bientôt à premières vues des habitations amaknéennes. La férocité s’empara de l’armée déjà bien exaltée, et elle entreprit de répandre la destruction et la désolation. Les crâs, iops et fecas embrasaient tout sur leur passage. Bientôt des flammes impressionnante dégagèrent une épaisse fumée noire qui devait se voir jusqu’à Astrub. Cependant, il n’y avait ici aucune présence vivante. Les lieux étaient déserts, ainsi donc, la destruction se fit rapidement. Nous remontions vers le nord avec célérité sans rencontrer âme qui vive, tout en anéantissant l’ensemble des structures que nous rencontrions. Les hommes commençaient à s’impatienter de ne trouver aucune résistance, et ils devinrent encore plus féroce.

Leur impatience allait toucher à son but car nous arrivâmes quelques instants plus tard en vue du village d’Amakna. Les commandants nous ordonnèrent de faire halte. Ils observèrent rapidement les défenses ennemies et nous ordonnèrent de nous remettre en marche. Poussant des rugissements guerriers, nous fonçâmes prestement. Des barricades avaient était élevées, et des archers se tenaient derrières. Leurs flèches ne ralentirent pas l’armée un seul instant. Rien ne pouvait arrêter la vague démoniaque que nous étions. En arrivant aux premières palissades, nous nous acharnâmes dessus. Coup de marteau et sorts incendiaires vinrent rapidement à bout des frêles défenses, et nous déferlâmes vers les pauvres soldats en face de nous. Ces derniers n’avaient pas une once d’organisation. Ils combattaient avec le désespoir pour seul allié, et ils tombaient les uns après les autres dans des râles agonisants. Aveuglés par une soif de sang insatiable, certains d’entre nous s’acharnaient vicieusement sur nos ennemis.


Nous nous sentions indestructibles, les amaknéens mourraient en masse, alors qu’il me semblait qu’aucun brâkmarien n’était encore passé de vie à trépas. Durant plusieurs heures, la bataille se poursuivit. Nous pourchassions les résistants où qu’ils aillent, et nous continuâmes notre destructions des infrastructures. Au petit matin, il ne restait que des cadavres mutilées et fumants de ce qui avait été la résistance amaknéennes. L’euphorie de la bataille était peu à peu passée, et nous recensions désormais nos pertes. Amyeh et moi nous étions assis dans un coin, enlevant nos armures pour apprécier la légèreté du vent.

- C’est le moment que j’affectionne le plus dans la guerre vois-tu… l’après bataille. Un silence de mort… la fumée noirâtres des brasiers, les corbacs voletants autours des cadavres, ainsi que cette odeur… l’odeur de la Mort avec un grand M, dis-je à Amyeh.

Ce dernier se contenta de me fixer sans rien dire, et tourna son regard vers la dépouille d’un soldat, perdu dans ses pensées.
Les brâkmariens entassaient les corps de nos frères tombaient au combats, et les enflammèrent l’ensemble, ainsi, leurs âmes rejoindraient tous Rushu en même temps. C’était une croyance de brâkmarienne. En revanche, les corps des soldats ennemis pourriraient ici sans que personne ne s’en préoccupent. Leurs âmes seraient ainsi damnées.
Une fois que tout cela fût terminé, le Divin prit la parole :


- Vous tous qui avez combattu à mes côtés cette nuit, soyez fiers de vous ! Nous avons conquis Amakna par le feu et le sang. Djaul nous récompensera pour cette glorieuse victoire. Mais nous ne nous arrêterons pas là ! Marchons de suite vers Astrub pour y étendre notre domination !

C’est ainsi que nous repartîmes d’un pas rapide. Nous arrivâmes à l’entrée d’Astrub quelques heures plus tard. Les portes avaient été fermées et des sentinelles nous observaient en haut des murailles.
L’armée s’amassa devant les portes et les soldats entreprirent de faire un tapage retentissant en frappant leurs armes contre leurs boucliers. La porte Sud de la ville s’ouvrit et un homme seul en sortit. Il avança de quelques pas et agita un drapeau blanc. Il y eu un moment de silence… puis la totalité des hommes rugirent de rire. Le Divin alla à la rencontre de l’individu et gronda férocement :


- Que signifie cette comédie ! Brâkmar n’a que faire de la paix ! Ce drapeau blanc nous insulte gravement ! Vous allez payer cher pour cela !

L’homme balbutia les mots suivants :

- A..Astrub a décidé de déposer les armes. Nous nous rendons et jurons allégeance à Brâkmar…

Son ton était dépité et larmoyant.
Le Divin l’observa quelques secondes et se tourna vers l’armée démoniaque. Il leva son épée bien haute et vociféra :


- VICTOIRE !!!!
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:28

Chapitre IX : L'instauration d'un nouvel Ordre


Plusieurs mois étaient passés depuis la conquête d’Amakna par la Légion Pourpre. Cette invasion avait bouleversé le Monde. Jamais auparavant Brâkmar n’avait prit un tel ascendant sur les territoires neutres, et jamais une cité n’avait autant étendu son influence. Au jour d’aujourd’hui, Sufokia, Amakna, Astrub, le Village des Brigandins et l’île des Wabbits étaient passés sous le joug brâkmarien. L’avenir du Monde semblait favorable aux démons, quant aux Dieux, rien ne laissait présager qu’ils allaient s’investir d’une quelconque façon dans les événements en cours.
Bonta, stupéfié de la rapidité à laquelle la Légion avait conquit le Sud-Est avait essayé de rassembler une armée conséquente, mais les recrues étaient trop rares… plus aucun homme ne voulait affronter les armées démoniaques… cependant Brâkmar n’avait pas l’intention de laisser Bonta en paix ainsi… quelques jours après l’annexion d’Astrub et d’Amakna, la Légion et ses hommes marchèrent sur la cité des anges. À la tombée du jour, les forces brâkmarienne se trouvaient devant les murailles de la ville. Les bontariens combinèrent alors leurs magies pour envelopper la cité d’une puissante protection… ce qui marcha à merveille puisque dés lors, aucun démon ne pût approcher des remparts sans se faire violemment rejeter en arrière. Malgré les sorts combinés des Légionnaires, la protection tenait bon heure après heure. Il fût évident qu’elle ne se briserait pas comme cela. Dépité, les troupes quittèrent les lieux, cependant, avant de partir le Divin proféra un sort très puissant : Personne ne pourrait sortir de la cité bontarienne tant que la protection serait en place. Ainsi donc, Brâkmar ne pouvait abattre Bonta, mais cette dernière était condamnée à une vie en autarcie à moins qu’elle abaisse ses protections.

Dans le reste du Monde, les choses ne se passaient pas mieux pour la plupart des individus. Sous la domination brâkmarienne, le larcin, la brutalité, les assassinats se multipliaient à une vitesse folle. Le Monde était empli de terreur, et personne n’osait se soulever publiquement face à la Légion Pourpre. Les semaines passèrent ainsi, où la duplicité et la fourberie prenaient de plus en plus d’ampleur, à contrario de la justice et de l’égalité. La misère s’installait partout et les maladies se propageaient. Ils n’étaient d’ailleurs pas rare de voir un cadavre en décomposition sur le bord des routes désormais.

Les populations se tournaient soient vers les Dieux pour qu’ils soulagent leurs peines, ou bien les maudissaient pour les avoir abandonnés. Chaque jour donc, l’influence et la puissance de Brâkmar grandissait. De plus en plus de monde ralliaient la cité démoniaque pour ne pas avoir à encourir le châtiment réservé aux infidèles.

Ce soir-là, je me trouvais à Astrub avec Amyeh, nous étions en mission de surveillance. Depuis quelques jours, des groupes de rebelles s’étaient peu à peu formés et avaient décidés de se cacher dans la forêt au nord de la cité. Notre rôle consistait donc à obtenir un maximum d’information, de débusquer les rebelles et de les lyncher publiquement pour qu’ils servent d’exemples. Nous parcourions les ruelles donc en observant les passants essayant de découvrir d’éventuels suspects. Nous passâmes devant la taverne où un mendiant nous demanda quelques kamas. Je lui lançais un regard chargé de mépris et continua ma route sans faire plus attention à lui :


- Ce travail m’ennui, je dois l’avouer. Grappiller des informations ce n’est pas mon fort, je serais plus enthousiaste lorsque nous serons en face de ces gueux. On verra alors si la rébellion fait toujours autant la maligne, m’exclamais-je.

- Ce n’est pas très excitant je te l’accorde mais nécessaire. Plus vite nous…

Amyeh fût interrompu par un fort éclat de rire. Trois hommes venaient de sortir de la taverne hilare. En voyant le mendiant à côté, ils entreprirent de l’encercler et de le rosser brutalement. Quand ils eurent fini, la pauvre victime ne bougeait plus.
Nous continuâmes notre route sans nous formaliser de la scène que nous venions de voir. Cela était devenu banal. Tout comme le hurlement que venait de pousser une femme au loin.
Amyeh se plongea dans ses pensées comme cela lui arrivait de plus en plus souvent désormais. Encore une fois j’attendis que ce soit lui qui prenne la parole.


- Ayzan ? n’as-tu pas l’impression que tout cela va trop loin ? me questionna-t-il.

- Quoi donc ? notre mission ?

- Non… tout ça… enfin, le nouvel ordre Brâkmarien…


Je me tus en attendant qu’il poursuive ce curieux discours.

- Eh bien… cela fait maintenant dix mois que Brâkmar règne sur la quasi-totalité du Monde. Plus personne ne s’oppose à nous et les règles ce font selon les vœux de nos dirigeants démoniaques. Alors qu’avant je voulais notre domination pour l’instauration d’un nouvel ordre, les événements qui se déroulent en ce moment ne sont pas ceux auxquels je m’attendais. Je pensais que Brâkmar régnerait d’une main de fer assurant ainsi une stabilité permanente. Mais ce n’est pas le cas du tout… notre Monde est devenu un grand village dominé par des puissants qui laissent tout passer en matière de violence, torture et méfait. Du coup nous vivons dans une époque qui se dégrade à vitesse grand V. Je doute de ma place en tant que fidèle de Brâkmar…

Il avait apparemment fini car il ne dit plus rien. De mon côté je songeais à ce qu’il venait de me dire. Je savais que je passerais de longues heures à analyser ce que j’avais entendu de la bouche de mon ami…
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:28

Chapitre X : Une résistance acharnée


- Comment ça plus rien !! Vous vous payer ma tête, j’avais déposé 100.000k il y a une semaine ! Comment une telle somme pourrait-elle disparaitre.

J’étais hors de moi. C’était les volatiles tenant la banque d’Astrub que j’invectivais de la sorte.

- Croyais bien que nous déplorions ceci, cependant les banques ne sont plus sûrs de nos jours. Des hommes vêtus de noirs nous ont pillés il y trois jours de cela en emportant avec eux la totalité de nos coffres. Si Brâkmar offrait plus de garde à notre disposition, nous serions en mesure de parer à ce genre de problème…

- RAH !

Je sortis en trombe de la banque, plus énervé que jamais, et un homme me rentra dedans par inadvertance. Je passais ma colère sur lui en lui balançant mon poing en pleine figure, puis je pris la direction du zaap où se trouvait Amyeh. Mon ami devait surveiller les allés et venus du zaap. Les gens devaient désormais payer une taxe directement à Brâkmar pour pouvoir utiliser le téléporteur magique. Je lui contais ma mésaventure en m’attendant à ce qu’il me plaigne :

- Ce n’est guère étonnant. Ce n’est pas la première banque à se faire piller ces temps derniers. Celle d’Amakna par exemple à complètement était détruite après avoir été pillée par des voleurs. De plus en plus de monde ne supporte plus cette insécurité et préfère rejoindre l’île de Pandala, dit Amyeh.

- Grumph…

Le discours que m’avait tenu Amyeh concernant le nouvel Ordre brâkmarien datait d’il y a un mois. Depuis, il n’y avait plus fait allusion, mais les choses continuaient à se dégrader comme il l’avait prédit. Une partie importante de la population avait fuit les citées sous domination brâkmarienne pour rejoindre l’île de Pandala qui était le dernier territoire en opposition à Brâkmar. Les pandawas, habituellement en guerre les uns contre les autres, s’étaient unis pour faire front. Leur résistance était efficace car jusqu’à présent, nous n’avions pas réussi à les défaire.

- Je vais me changer les idées à la taverne, rejoins-moi lorsque tu auras fini ton tour de garde, déclarais-je au feca.

[Un autre mois passa…]

Confortablement installé dans un fauteuil, je lisais les dernières nouvelles du BrâkmarInfo lorsqu’Amyeh pénétra dans la maison. Plusieurs maisons avaient été réquisitionnées pour les soldats brâkmariens, obligeants les propriétaires à quitter la ville pour aller trouver un foyer ailleurs, ou bien les condamnant à la mendicité.

- Ayzan ? Le lieutenant Pahkontan vient d’arriver en ville. Il a ordonné que tous les brâkmariens présents se rendent au zaap immédiatement.

- Qu’est ce qui se passe encore. Il n’y a pas moyen d’avoir deux minutes pour soi-même ici !

Je suivis mon ami au dehors et nous prîmes la direction à rejoindre. Arrivé au zaap, nous pûmes constater qu’il y avait foule. Au centre, un iop tout de noir vêtu s’exprimait de manière virulente :

- Comme vous le savez tous, ces larves de pandawas nous défient en refusant de se soumettre à notre autorité ! Une partie de notre armée combat les résistants depuis plusieurs jours sans succès. Nous n’arrivons pas à mettre le pied sur leur satanée île. En plus de cela, plusieurs personnes rejoignent les rebelles… des personnes qui trahissent Brâkmar alors que celle-ci les a accueillis sous sa protection. Djaul a décidé que cela était inadmissible ! Les hommes de la Légion Pourpre marchent en direction de l’île de Pandawa. Vous êtes réquisitionnés pour aller exterminer cette vermine et ramener l’ordre au sein de notre Monde. Vous avez une heure pour vous préparez avant que nous ne levions le camp.

Les personnes présentes commencèrent à s’éparpiller en parlant vivement.

- Son discours m’a fait penser à une tentative d’endoctrinement pitoyable… « des personnes qui trahissent Brâkmar alors que celle-ci les a accueillis sous sa protection », imita Amyeh avec une voix nasillarde, non mais laisse-moi rire. Nous avons conquis ces villes par la force, obligeant leurs habitants à se mettre sous notre commandement. Je trouve tout cela pathétique…

- Quoiqu’il en soit, nous n’avons pas le choix. Il nous faut nous rendre là-bas et mettre fin à cette résistance.

- Si cela ne tenait qu’à moi, je n’irais pas ! Mais je présume que tu ne te déroberas, et que tu iras combattre pour l’honneur de Brâkmar
, dit-il ironiquement.

- En effet Amyeh. Je ne trahirais jamais Brâkmar quoiqu’il arrive, cependant si tu souhaite déserter, je ne t’en empêcherai pas et ne te dénoncerai pas non plus… fais ce que te dicte ta conscience.

- Non je ne te laisserais pas tomber. Allons nous préparer nous n’avons que peu de temps avant de nous mettre en route…
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:29

Chapitre XI : Qui sème le vent, récolte la tempête...


Nos troupes partirent d’Astrub l’heure suivante comme convenu. Nous étions une petite centaine seulement ce qui était bien trop peu pour aller prendre d’assaut l’île. Le point de jonction avec le reste de la Légion Pourpre devait se faire devant le pont de Pandala. Le temps jouait contre nous, car la plupart des nôtres s’y trouvaient déjà, par conséquent nous dûmes parcourir la distance à petite foulées rapide et régulière. Une fois arrivé, nous n’aurions pas le temps de nous reposer car les dirigeants avaient décidés d’attaquer immédiatement.
Nécessité oblige, nous arrivâmes en un temps record à l’endroit indiqué. Nous étions nombreux, très nombreux… moins que lors de l’invasion d’Amakna, mais notre nombre restait conséquent. Nous avions de bonnes chances de faire tomber Pandala à la fin de la journée.


- Cela me rappelle la bataille d’Amakna, confia Amyeh, tous réunis sous la bannière de la Légion à nouveau.

- Tu n’es plus réticent à l’idée d’attaquer Pandala ? lui demandais-je.

- Bien sur que si, mais j’en prends mon parti. Après ça, je quitterai les rangs de l’armée pour me consacrer à une vie plus paisible.

Je doutais que la Légion le laisse partir comme cela mais je ne dis rien. Nous n’eûmes pas à patienter longtemps, le Divin arriva devant l’armée et déclara :

- Soldats, Pandala est le dernier bastion résistant à la grandeur de Brâkmar. Faite en sorte que cela cesse aujourd’hui même pour ramener l’équilibre en ce Monde. En avant !

L’armée se mit en marche, les premières lignes étant déjà sur le pont. Nous ne pouvions pas encore apercevoir la résistance ennemie, mais à n’en pas douter, elle se trouvait de l’autre côté.

- Notre commandant n’a pas été très loquace cette fois-là, railla Amyeh, nous n’avons pas eu droit à l’éternel discours d’avant-guerre.

- Notre efficacité n’en pâtira pas, et nous gagnerons du temps comme ça.

Amyeh eu un petit rire ironique mais n’ajouta rien. Au loin, les premières silhouettes ennemies apparaissaient peu à peu. Lorsque nous fûmes à porté de leurs tirs, ils décochèrent leurs flèches, malheureusement pour nous, le pont étant étroit nous offrions une cible idéale… des dizaines et des dizaines de brâkmariens tombèrent du pont suite aux projectiles adverses, tandis que les autres se faisaient piétiner par notre armée qui marchait d’un pas inexorable. L’efficacité de nos opposants étaient foudroyante, néanmoins nous arrivâmes finalement jusqu’à eux, ce qui fût un grand soulagement car une fois sur l’île, nous pouvions nous déployer plus largement. Alors que le soleil était à son zénith, la bataille commençait enfin pour nous. Mon éternel compagnon et moi-même combattions dos à dos nos ennemis, notre coordinance parfaite nous permettant de faire des ravages parmi eux. Une symbiose sans faille nous habitait, enchainant successivement coup de marteau, bouclier, glyphe, châtiment, esquive, immunité etc etc… Nos sorts combinés nous permettaient de nous protéger l’un l’autre, tout en combattant de manière efficace. En face de nous, les pandawas n’étaient pas seuls, il y avait tout autant fugitifs ayant fuit la domination brâkmarienne sur le continent. Les différents clans de Pandikazes s’étaient également alliés, chose rarissime. Ainsi, nous nous retrouvions plus ou moins à effectifs égaux… pourtant, un ordre retentit dans les environs, et nos ennemis prirent la fuite immédiatement. Dans un premier temps nous fûmes tous très étonnés de ce changement de situation, nos commandants ne savant pas comment réagir. Puis, le Divin ordonna à l’armée de se scinder en deux et de partir dans deux directions différentes. L’une mènerait au village de Pandala Air, tandis que l’autre rejoindrait Pandala Eau.

- L’île de Pandala est divisé en cinq territoires, ajouta le Divin, après avoir rasé le village de Pandala Air, et son jumeau de l’Eau, nous nous rejoindrons au centre de l’île, afin d’annexer Pandala Neutre. Dépêchez-vous !

Amyeh et moi nous nous trouvions dans l’armée partant en direction du village de l’Eau. Arrivé devant les portes, nous pûmes constatés qu’elles étaient grandes ouvertes… perplexe, nous entrâmes avec précaution, nous attendant à un traquenard certain. Pourtant, rien n’arriva, nous fouillâmes donc la zone mais rien n’y fit, il n’y avait pas âme qui vive par içi.

- Je présume que cela doit être la même chose à Pandala Air, inutile de s’attarder, rejoignons le centre de l’île comme convenu, annonça un supérieur.

C’est ce que nous fîmes donc. En arrivant, le reste de l’armée était déjà présente, et le Divin s’approcha de nous. Avant qu’il puisse prendre la parole, le supérieur ayant donné l’ordre de rejoindre le centre dit :

- Pandala Eau est désert mon seigneur, aucune présence vivante ne s’est fait ressentir.

- La même chose s’est produite au village de l’Air. Leurs intentions ne sont pas très difficiles à entrevoir. Au delà, nous avons put constater que des barrages et des remparts avaient été érigés. L’ensemble des rebelles doivent se trouver derrière, répondit le sacrieur rouge.


L’ordre fût donné de reformer les rangs, nous marchâmes une nouvelle fois d’un même pas vers l’ennemi. Avant de nous trouver à porté de leurs tirs, le Divin stoppa l’armée :

- Misérable rebelles, soyez maudits ! Votre répugnante résistance et la force de votre naïveté m’écœure. Le châtiment que vous encourez sera pire que la mort… votre outrecuidance est risible ! Observez l’étendu de nos pouvoirs !

Une demi-douzaine de ses commandants se positionnèrent à côté de lui, et tous psalmodièrent une litanie incompréhensible. Leurs murmures s’intensifièrent, jusqu’à devenir un cri effrayant ; Soudainement, ils pointèrent tous leurs bras vers les remparts et ceux-ci s’effondrèrent.

- Fidèle de Brâkmar, faite couler le sang des infidèles !!!

L’armée répondit à cet appel par une clameur assourdissante et fonça vers les multiples brèches. Les résistants prient de court, eurent un certain temps d’hésitation puis finalement se dirigèrent à grandes enjambées vers nous, poussant également des cris de guerre. L’affrontement final entre Brâkmar et les derniers guerriers neutres avaient débutés. De ce combat ne résulterait que l’anéantissement de l’une ou l’autre des deux partis. Des affrontements intenses s’ensuivirent. Les actes de bravoures et de courage se multipliaient dans les deux camps. Une adrénaline puissante s’empara de chacun des combattants et la férocité des combats étaient à son paroxysme lorsque soudain un guerrier s’exclama :

- LES BRIGANDINS, LES TRANSPORTEURS BRIGANDINS !

Le crépuscule tombait peu à peu, mais nous pouvions effectivement constater que les transporteurs nous survolés et s’apprêtaient même à descendre.

- Je ne comprends pas, les brigandins sont sous le contrôle de Brâkmar, non ? me demanda rapidement Amyeh, que font-ils ici dans ce cas, personne ne leur a donné l’ordre de nous rejoindre.

J’étais moi aussi surpris de la tournure des événements, mais pas mécontent de leur arrivé qui marquerait le tournant définitif de cette guerre. Le Divin, le visage triomphant rugit :

- Que vous avais-je dit ! Préparez-vous à périr !

Cependant, quelque chose n’allait pas, plus les transporteurs descendaient vers nous, plus nous pouvions constater qu’ils étaient pleins à craquer. Une multitude d’homme se trouvait à bord. Les renforts brâkmariens ne pouvaient pas être aussi nombreux…
La réponse à nos interrogations arriva très vite. Les brigandins se posèrent derrière les lignes ennemies, le Divin, toujours euphorique poursuivit :


- Excellente tactique, nous les prendrons en étau et nous… qu’est-ce que… ?

Les troupes descendant des transporteurs arboraient un blason bleu et blanc… l’étendard de Bonta. Plus les hommes débarquaient et plus nous pouvions constater qu’ils avaient tous un équipement bontarien. Sans aucun doute, Bonta venait se s’inviter.
Le Divin, fou de rage, hurla :


- TRAHISON !! Misérable larve brigandine, vous allez payer pour ça !!

En face de lui, le meneur de l’armée bontarienne un sacrieur, s’approcha. Vêtu de blanc, il déclara :

- Le temps du despotisme et de la terreur est révolu ! Les peuples libres du Monde se sont aujourd’hui soulevés pour botter Brâkmar or de leurs territoires. C’est aujourd’hui la fin du règne de Djaul, et a déchéance de la Légion Pourpre !

- Comment avez-vous pût contourner le sort que j’avais lancé à votre cité, demanda le Divin.

- Tout simplement en nous libérant de notre propre sortilège. Les brigandins nous ont avertis de la situation et nous ne pouvions rester à ne rien faire en sachant que les derniers hommes libres se battaient pour défendre cette liberté si importante… ton heure a sonné.


Le Divin éclata d’un rire puissant.

- Sonné ? mon heure ? Sache vermine, que tu parle à l’égal d’un Dieu. Ta présomption est grande d’affirmer pouvoir me vaincre. Ta vaine croisade pour restaurer la paix en ce Monde est vouée à l’échec. Prépare-toi à mourir !

C’est ainsi que les deux meneurs bontarien et brâkmarien s’affrontèrent. Tout deux utilisant un marteau, ils cherchaient respectivement à briser la garde de l’adversaire pour porter un coup mortel. Ils se tournèrent autour longtemps, cherchant à évaluer le potentiel de l’autre. Un large cercle s’était formé autour des deux sacrieurs et le temps lui-même semblait s’être suspendu.
Le bontarien invoqua une épée ainsi qu’un dopeul pour attaquer le Divin. Ce dernier tenta d’esquiver et d’abattre ces invocations qui l’agaçaient prodigieusement. Il répondit toutefois en invoquant lui-même une épée en face de son opposante et se dirigea rapidement vers son adversaire. Le sacrieur blanc esquiva agilement les coups de marteau et se contenta de lancer de petite boule de feu. Exaspéré, le Divin s’approcha audacieusement de son ennemi, contourna sa garde et frappa d’un coup puissant son marteau sur la poitrine du sacrieur. L’ange, tituba en crachant du sang. Une colère aveugle s’empara alors de lui et il proféra un sort puissant :


- PUNITION !

Le Divin reçut le sort de plein fouet et s’écrasa contre un bambou gigantesque. Le meneur bontarien s’approcha de lui en le toisant de haut.

- C’est terminé.

Il leva son marteau et l’abattit de toutes ses forces sur le Divin commandant de l’armée brâkmarienne. Les os craquèrent et le sacrieur rouge ne se releva pas… ne se relèverait plus.
Les bontariens et rebelles poussèrent des cris de joies assourdissants, et se remirent au combat, animé d’une nouvelle foi inébranlable quant à leur succès.
Du côté brâkmarien, la situation était très critique, sans son dirigeant, les différents commandants ne savaient plus comment réagir, et les combats se livraient sans aucune cohésion. La masse de la résistance à présent beaucoup plus nombreuse que nous, nous encerclèrent progressivement. De plus, certains soldats brâkmariens abandonnaient leurs armures rouge sombre pour combattre aux côtés des bontariens. Ces traîtres étaient les hommes enrôlés de force dans l’armée démoniaque. Le souffle du désespoir parcouru les rangs brâkmariens. On ne pouvait plus gagner ce combat, nous étions perdus. Amyeh et moi, décidés à défendre chèrement nos vies, combattions avec toute la fougue et la hargne qu’ils nous restaient. Plus d’une fois, nous aurions dût périr, mais chaque fois, nous nous sauvions mutuellement. Mais cela ne pouvait pas durer… un pandawa rapide, se déplaça avec célérité jusqu’à nous et de loin, balança sa hache dans ma direction. Alors que la mort venait vers moi, je clignais stupidement des yeux, ne sachant, pour la première fois pas quoi faire, et si je voulais vraiment éviter cette hache. Amyeh décida à ma place. Il se jeta devant moi et reçut l’arme de face. Il s’effondra au sol, gargouillant des mots incompréhensible, tout en essayant d’aspirer l’air qui manquait à ses poumons.


- AMYEH !!!!!!!!!!!

Mon cri se prolongea longuement, je me jetais près de lui ne sachant quoi faire. Je cherchais des yeux une solution, mais n’en trouvant aucune, je reportais mon attention sur mon frère d’arme.

- Je… je vais mourir cette fois, hoqueta Amyeh, dire que je ne voulais pas prendre part à cette bataille, il rigola difficilement, quelle ironie du sort, n’est-ce pas ? J’ai été très heureux de te rencontrer Ayzan Do’Urden. Vie, et je continuerai à vivre à travers toi. Puisse les Dieux te protéger encore longtemps.

Le visage inondé de larme, je lui répondis doucement :

- Nous nous retrouverons dans l’autre monde mon frère, je te le jure.

Il me sourit, et ses yeux devinrent soudainement vides. Poussant un rugissement désespéré, je pris mon marteau à deux mains, et courut à pleine vitesse vers le pandawa à l’origine de mon malheur. Sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, je lui envoyais de la même façon qu’il avait balancé sa hache, mon marteau en pleine tête. Mort sur le coup, il s’effondra. Dans une rage incommensurable et sans arme, j’agrippai un bontarien et lui tordis le coup férocement. Ne ressentant plus rien d’autre qu’une envie de tuer, je combattais avec mes seuls poings et pieds en guise d’armes. Autour de moi, mes semblables périssaient les uns après les autres. Les Légionnaires, bras droit du Divin, se battaient comme des mufafahs en rage, mais finissaient par tomber les uns après les autres.
Reprenant peu à peu conscience de notre fin inéluctable, et me rappelant les dernières paroles de mon ami, je fendis les rangs ennemis, me frayant un chemin entre les combattants, et je m’enfuis, courant entre les bambous pour ne pas offrir une cible facile aux archers. Je courais sans savoir où j’allais, sachant seulement que mon ami n’était, pour la première fois, plus avec moi.
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:29

Chapitre XII : Des changements prévisibles


Ma course folle me sembla durer des heures et des heures, il faisait désormais nuit, et tout était trop sombre autour de moi… je ne m’y retrouvais pas, le paysage était en tout point identique systématiquement. Une profonde angoisse s’empara de moi à l’idée de devoir errer éternellement sur cette satanée île. Des émotions inconnues se bousculèrent en moi… mais que m’arrivait-il donc ? Jamais encore je n’avais ressenti cette oppression intérieure, cette nervosité néfaste à un raisonnement lucide. J’inspectais les alentours, tournant plusieurs fois sur moi-même

« ! Qu’est-ce ?... l’orée de cette forêt ! Enfin. »

Au moment où le soulagement m’envahissait, j’entendis des cris derrière moi. En me retournant je pus constater qu’une dizaine de pandikaze me pointaient férocement du doigt.
Profondément épuisé, je doutais de pouvoir sortir vivant d’un tel affrontement, je pris donc une nouvelle fois la fuite, fonçant vers l’orée que j’avais repéré quelques secondes auparavant.


« Aller ! Encore un effort tu y es presque… !!! NON !! »

Je débouchai hors de la forêt, comme convenu, cependant en face de moi ne se trouvait pas le pont permettant de quitter l’île, juste une falaise vertigineuse. En regardant en contrebas, je pus distinguer la mer déchainé. Découragé, je me retournais vers mes poursuivants, décidé à défendre chèrement ma vie. Ces derniers poussaient des cris incompréhensibles, mais leurs intentions étaient claires. Ils passèrent à l’attaque.
Repoussant leurs assauts du mieux que je pouvais, je ne pus m’empêcher de reculer peu à peu, me rapprochant dangereusement du point de chute. Je donnais des coups acharnés, destinés à faire reculer mes adversaires. L’un deux cependant, me contourna par la droite et me rentra violemment dedans. Mes pieds quittèrent le sol, et je fus projetais en bas de la falaise, plongeant involontairement dans l’eau. Le choc dût à l’impact fut atroce, des étoiles blanches dansèrent devant mes yeux alors que je n’arrivais plus à m’orienter dans ces eaux sombres. Je m’évanouis.

[…]

Le bruit des vagues me réveilla progressivement, inconsciemment, j’entendais le doux bruit de l’eau s’échouant sur le rebord et se retirant prestement.

« Un rêve, je me trouve prés du Sufokia avec Amyeh, nous pêchons tranquillement et rigolons de tout et de rien… »

Ouvrant brusquement les yeux, je compris que je ne rêvais pas. Je me trouvais sur une minuscule plage. Me relevant rapidement je ne comprenais pas ce qui m’était arrivé, mon dernier souvenir étant une longue chute suivi d’un froid intense et… le trou noir.
L’aube commençait tout juste à se lever et c’est alors que je réalisais que j’avais dut dériver toute la nuit jusqu’ici.

« Je n’ai donc pas rêvé, je ne suis pas à Sufokia, nous avons bien été repoussé par les pandawas et… Amyeh est mort… »

Cette vérité impossible à admettre s’imposa à moi. Ne supportant pas d’y penser, je me mis à courir. Peu à peu, je reconnaissais l’endroit où je me trouvais. Les prairies d’Astrub s’éveillaient lentement, les paysans sortants de leurs habitations pour récolter comme tous les matins leurs récoltes. Satisfait de savoir où je me trouvais, je devais toutefois choisir une orientation. Où aller ? Regagner Astrub, prendre le zaap pour rallier Brâkmar ? Alors que cette hypothèse fleurissait dans mon esprit, je la rejetais immédiatement.

« Or de question de retourner à Brâkmar ! Si Amyeh a périt c’est bien à cause d’elle ! Non, sa volonté était de se consacrer à une vie paisible. C’est ce que je vais faire ! »

Alors que je m’approchais de la route principale, j’entendis un brouhaha provenant d’Astrub. Des centaines d’hommes en armes descendaient vers le sud. Alors qu’ils s’approchaient progressivement, je pus observer que la majorité d’entre eux, tenaient une faux ou une hache.

« Des paysans… »

L’un des hommes en tête du groupe s’arrêta et aboya quelque chose. Trop loin pour les entendre, je pus en revanche constater qu’ils m’observaient tous. En baissant les yeux, je vis que je portais toujours mon uniforme brâkmarien. Relevant brusquement la tête pour observer leurs réactions, je vis qu’ils commençaient à courir vers moi, brandissant leurs armes au-dessus d’eux.

« Oh non ! Pas encore » pensais-je.

Une nouvelle course poursuite s’ensuivit. J’arrivais néanmoins à semer mes poursuivants au bout d’un certain moment. Cependant, je devinais ce qui commençait à se passer. L’information comme quoi l’armée brâkmarienne avait été réduite à néant devait s’être propagé aussi vite que l’éclair. La population allait reprendre ce qui leurs revenaient de droit, c'est-à-dire, leurs anciennes terres. Astrub, Amakna, Sufokia… dans moins d’une semaine Brâkmar aurait perdu tout contrôle sur elles…
C’est en songeant à cela que je me retrouvais à l’entrée d’une forêt.

« Celle-ci n’est pas faite de bambou, fort heureusement… il vaut mieux pour moi me cacher en attendant que les événements se stabilisent, cette forêt sera parfaite et puis, du repos ne sera pas de trop »

Je pénétrais donc dans cette végétation dense, et après avoir considéré que je me trouvais assez loin de toute zone de fréquentation, je m’allongeais sous un arbre et m’endormit tel un sadida.
Pourtant, alors que je pensais être seul à plusieurs lieux à la ronde, un homme m’avait observé m’allongeait et m’endormir. Une fois sûr que le sommeil s’était emparé de moi, il s’approcha de moi et me contempla…


- Qui es-tu donc pour t’être donné la peine de venir jusqu’ici ? murmura-t-il

Il s’assit non loin, et entreprit de sculpter un bâton.
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Ayzan
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:29

Chapitre XIII : Une rencontre pour le moins étrange


« frush frush »

Le bruit régulier du couteau sur le bois finit par me sortir de l’abyme profond et revigorant du sommeil. En face de moi se tenait une personne d’un âge vénérable. Impossible de déterminer avec certitude depuis combien de temps il foulait le Monde des Douze, mais à n’en pas douter, depuis bien longtemps. Son visage était serein et n’exprimait aucune agressivité quelconque. Il se contentait de me regardait, le sourire aux lèvres.


- Eh bien dis-moi, tu as des sadidas parmi tes ancêtres jeune sacrieur, me dit-il en souriant toujours.

- Jeune sacrieur… ?

Il porta son bâton à la hauteur de ses yeux, l’examina plusieurs secondes et le posa à terre, apparemment satisfait.

- Qui êtes-vous et que me voulez-vous, lui demandais-je un peu plus hargneusement que je ne l’aurais souhaité.

- Mon nom est Danahiel, quant à ce que je te veux, ne t’en fais pas, j’ai abandonné la violence depuis de nombreuses décennies maintenant. Mais dis-moi… c’est très impoli d’exiger le nom d’une personne sans se présenter auparavant.


Je ne savais pas quoi lui répondre. Cet individu m’inspirer confiance, cependant je me devais de rester méfiant, les récents événements m’ayant assez démontré que moins on en saurait sur moi, mieux ce serait pour ma vie.

- Vois-tu, je ne suis pas sorti de cette forêt depuis bien longtemps… mais les armoiries de Brâkmar n’ont pas changés, ton uniforme te trahit. Si tu cherche à te cacher, je te suggère de l’ôter.

Il se leva en ramassant son bâton, et s’appuya dessus tout en me toisant de haut.

- Le vent et la nature sont de grandes sources d’informations pour celui qui sait écouter et observer. Je sais que Brâkmar est entrée en guerre contre le reste du Monde. La soif de pouvoir de Djaul n’a pas faiblit avec le temps…, ajouta t’il.

- Brâkmar a failli. Nos armées ont étaient annihilées hier soir…

Danahiel m’observa d’un œil perçant, sans mot dire. Je continuais sur ma lancée :

- Par ma faute, mon ami est mort…

- Je vois… le remord est un sentiment néfaste et dévastateur. Écarte-le de ton esprit.

- Je ne peux oublier ce qu’il s’est passé…

- Sois plus explicite donc. Dans quelle mesure es-tu responsable de la mort de cet être cher ? Tu lui a toi-même enfoncé une dague en plein cœur ?

- BIEN SUR QUE NON !
criais-je en bondissant sur mes pieds

- La colère mal dirigé est également quelque chose de nuisible. J’attends toujours.

- Amyeh ne voulait pas prendre part à cette bataille… il est venu à cause de moi, il ne souhaitait pas me quitter. Aveuglé par un sentiment d’allégeance envers Brâkmar, j’ai refusé de prendre en compte ses propos. Il m’a suivis et a perdu la vie sur le champ de bataille.

- Il est donc mort en défendant un ami. C’est une mort honorable. Ton ami savait a quoi il s’exposait en t’accompagnant dans cette bataille. Le remord, en plus d’être néfaste, est stupide lorsqu’il est ressenti de façon illégitime.


Je réfléchis à ces propos emplis de sagesse.

« Il a sans doute raison… »

Je préférais toutefois changer de sujet :


- Je n’arrive pas à déterminer votre divinité… vos traits ne ressemblent à aucun des douze Dieux.

Danahiel rit franchement et s’expliqua :

- C’est peut-être parce que je ne vénère aucun Dieu ? J’ai autrefois servi fidèlement la Déesse Feca. Mais… une vie de guerre au service de la sombre cité m’a apprit que les Dieux étaient ingrats. Ils laissent leurs fidèles s’entretuer entre eux, et cela, sans rien faire pour empêcher de tels tragédies. Ajouté à cela la soif de domination sans borne des démons, et l’hypocrisie constantes des anges, j’ai décidé que ma place n’était pas faite pour vivre auprès de mes semblables. J’ai donc renié les Dieux, perdant par la même occasion tous mes pouvoirs magiques. Et je me porte beaucoup mieux depuis… les créatures de la forêt sont mes amis, et grâce à elles je perdure plus longtemps que Feca ne me l’aurait permise.

- C’est… impressionnant je dois dire. J’envisage tout de même mal, comment un individu puisse survivre si longtemps uniquement grâce à l’aide des monstres.

- Des monstres… un terme fort grossier, issu de l’ignorance des tiens. L’ignorance engendre bien souvent un jugement faussé.

- Si vous le dites…

- Bon, la journée commence juste et j’ai mille et une choses à faire. Tu compte rester planter là, où bien m’accompagneras-tu afin de poursuivre cette discussion ?


Décidément, ce Danahiel me fascinait de minute en minute. Je lui emboitais le pas, sans penser un instant à refuser sa proposition.
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:30

Chapitre XIV : Une vie nouvelle...


Cela faisait désormais de nombreux mois que je me trouvais en compagnie de Danahiel dans cette surprenante forêt. Chaque jour était différent du précédent repoussant éternellement l’ennui. Qui l’eu crut ? Je me sentais à mon aise dans les bois, appréciant le calme et la tranquillité. Danahiel et moi passions des heures à discuter de tout et de rien, du Monde, de la faune, des caprices de la nature… c’était un individu doté d’une grande sagesse et d’une perception extraordinaire. Deux semaines après mon arrivé il m’annonça :

- Brâkmar a retrouvé son territoire initial. Les cités conquises sont redevenus neutres et les maîtres de la sombre cité se terrent, essayant de se faire oublier après ces événements pour le moins… dégradants.

- Comment le savez-vous
, m’étonnais-je, nous ne sommes pas sortis de la forêt une seule fois.

- Je te l’ai déjà dit, le vent est mon ami, il m’apporte des nouvelles chaque jours…


Au fil du temps, j’ai été témoin à plusieurs reprises de l’aciduité de mon compagnon. C’était réellement enrichissant d’être en compagnie d’un tel être, alors que ma vie n’avait été que guerre, massacre et pillage, Danahiel me faisait voir le Monde sous un autre jour. Un Monde d’équité, de noblesse et de bienfaisance.

- Vois-tu, j’ai tu me rappel moi-même il y a plusieurs dizaines d’années. J’étais un jeune brâkmarien farouche, décidé à montrer ma force aux autres. Durant de nombreuses années j’ai fidèlement servi ma cité… mais ses dirigeants sont noirs… même avec leurs propres fidèles. Je me suis peu à peu détaché de Brâkmar, mais on ne quitte pas impunément ses rangs. Alors que je me trouvais dans les bois de Litneg, ce qui, tu en conviendras, est bien loin de la cité démoniaque, une demi-douzaine de mes anciens compagnons me sont tombés dessus sans prévenir. Ils m’ont laissés pour mort en me crachant dessus. Meurtris, frigorifié de par la pluie torrentielle qui tombait, et le visage dans la boue, j’ai maudis Brâkmar et tout ceux qui lui avaient promis allégeance. Décidé à me venger, je pris en traque mes agresseurs. Cela dura un mois. Je les retrouvés finalement dans une ferme, non loin d’Amakna. Ils étaient en train de mettre le feu et d’assassiner une famille… malheureusement j’arrivé trop tard, et ils s’enfuirent avant que j’ai put tenter quoi que ce soit. Me précipitant vers les victimes, je découvris une fillette. Celle-ci était sur le point de trépasser, la seule chose qu’elle me dit fût « Feca nous a laissé tombé ». A partir de là, j’ai renié les Dieux, les maudissant tout comme j’avais maudis Brâkmar. Je savais que je devais me reculer du Monde si je voulais atténuer ma soif de vengeance et ne pas devenir un monstre sanguinaire. Ces forêts m’ont accueilli, et je n’en suis jamais ressorti…

Danahiel se tut, les yeux perdus dans le vague, réfléchissant sans doute à son passé. Il reprit :

- Et toi jeune Ayzan, dis-moi ce qui t’a poussé à t’enrôler ?

- Une triste histoire que je ne souhaite pas conter tout de suite. Malgré le temps, les souvenirs restent trop douloureux pour être exprimés… en arrivant à Brâkmar à l’âge de 16 ans, j’ai juré fidélité au parti de Djaul… tu connais la suite.

- Djaul… sûrement le plus pourri des Trois. Pourquoi ne pas avoir rejoins Domen ?

- Hum… à vrai dire, Brâkmar cultive le secret… j’y ai passé l’essentielle de ma vie mais… je n’en connais pas les dirigeants…


Danahiel me souris et répondit :

- Tu n’es pas le seul dans ce cas, rare sont ceux qui connaissent les Trois Grands. Je n’ai rencontré qu’un d’entre eux d’ailleurs : Domen qui est à la tête du parti de Brumaire. Les deux autres se nomment Ralgen et Kalfen, respectivement dirigeant des partis de Djaul et d’Hecate. Domen est un homme philanthrope de sa cité. Pour lui, rien n’a plus d’importance que la prospérité de Brâkmar. A contrario, Djaul est un être qyui raisonne de manière totalement différente. Brâkmar n’est qu’un outil pour lui, un outil destiné à assoir sa puissance et sa domination sur le Monde. Si un jour, il trouve une autre alternative à Brâkmar pour conquérir le Monde, il laissera tomber la sombre cité à n’en pas douter.

Plus tard, alors que la nuit était tombée et que Danahiel dormait à poing fermés, je méditais sur la conversation que nous avions eue. Comment avais-je pût causer tant de malheur autour de moi, simplement pour le compte de personnes que je n’avais jamais vu et qui ne m’avait jamais témoigné le moindre égard ?
Danahiel avait raison, Djaul était un être pourri jusqu’à la moelle… cependant, plus j’y repensais, et plus la cause de Brumaire me paraissait juste… néanmoins, il était hors de question que je retourne à Brâkmar. J’en avais fini avec cette vie. Passer le restant de mes jours en ermite tel Danahiel ne me dérangeait pas plus que ça… que pouvait donc me réserver l’avenir ?
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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Dim 21 Fév - 15:30

Chapitre XV : Naissance d'un avenir chatoyant


1er Novamaire 639… sombre journée qui m’emplit d’une tristesse infinie. Danahiel vient de rendre son dernier souffle. Après avoir passé une année à ses côtés dans cette forêt préservée du Monde, ou seul de rares aventuriers osait pénétrer, me voila à nouveau seul face à l’avenir. Je m’attendais à sa mort, son état de santé s’étant rapidement dégradé au fil des trois derniers mois mais… s’y attendre et le vivre n’est pas la même chose. Je me sentais perdu, tout comme il y a quelques mois lors de la mort d’Amyeh…
Douloureux souvenirs qui reviennent en force… insupportables. Alors que j’avais imaginé rester dans cette forêt à la mort de Danahiel, et de poursuivre le mode de vie que nous avions, ce fut impossible. Je ne pouvais pas rester plus longtemps ici sans que mes nerfs ne lâchent.

Le soir même, après avoir prié pour son âme, je rassemblais le peu d’affaire que j’avais, et je partis sans me retourner une seule fois.

« Amakna… » pensais-je.

Voilà un an que j’avais quitté ce territoire comme un fuyard, poursuivi par une horde de paysan en colère. Cette nuit, tout était calme et paisible. Un vent faible agitait les branches des arbres alentours et les insectes émettaient leurs bruits habituels. Le Monde était insouciant et c’est ce qui me frappa.
Un an auparavant, sous le joug brâkmarien, une odeur pestilentielle perpétuelle flottait dans l’air, un silence de mort parcourait les terres et la crainte d’une agression était omniprésente.

Tout cela avait apparemment changé. J’errais jusqu’à l’aube dans la province amaknéenne à observer ce monde endormi puis je me dirigeais vers le nord. Les cris de pious s’égosillant au matin faisaient rire les nombreux enfants déjà levé à cette heure. Ces derniers les pourchassaient hilare, sous le regard bienveillant de leurs parents qui les observaient, le sourire aux lèvres.
Cette scène de leur vie quotidienne m’emplit de honte. J’avais contribué à l’empêchement de ce bonheur ces dernières années…

En remontant la route en direction du nord, je songeais à ça. Mon raisonnement et ma vision du monde avait été perverti depuis mon adolescence par les lois et préceptes de Brâkmar. La doctrine selon laquelle tous les faibles doivent périr est risible. Quelle raison valable y aurait-il de massacrer la famille que je venais d’observer l’instant d’avant ?
Les valeurs de Djaul sont, comme me l’avait dit Danahiel, fortement répréhensible et néfaste. Malheureusement, c’était lui qui avait le plus d’influence à Brâkmar… pourtant la cité démoniaque avait de nombreux avantages également, tout du moins à mon égard.

« Un jour, je reviendrais sous la tutelle de Brumaire, je ferais en sorte d’aider Brâkmar à arriver à son apogée, mais non pas par la violence gratuite. Lorsque j’aurais acquis la sagesse et le recul nécessaire, je ferais mon retour… »

Alors que j’en étais arrivé à cette conclusion, je réalisais que je me trouvais devant Astrub, ce qui me surprit beaucoup. Le hasard était surprenant.

A l’intérieur de la cité, l’effervescence des jours anciens étaient revenus. Les marchands criaient à tout va le prix de leurs marchandises, les chachas courraient après les pious toujours aussi nombreux, les passants s’arrêtaient régulièrement pour bavarder avec une connaissance. Et ce, dans une attitude de décontraction joyeuse. La paix était revenue dans les chaumières. Comme tout avait changé en une année…. Aucune trace de blason rouge et noir à l’horizon.
Impossible de venir à Astrub, sans passer par la taverne, je me dirigeais donc là-bas. A l’intérieur, des éclats de rire multiples, des chopes qui trinquaient entre elles, et de jolies sadidas qui se trémoussaient. Quoi de plus normal ici ?
Avachi sur une table, je reconnus l’enutrof qui m’avait donné des informations sur la Légion Pourpre, tant de temps auparavant. Celui-ci me vit et m’adressa un sourire avant de retomber sur sa table, somnolent.

Je ressortis sans rien commander, et décidais de me balader tranquillement dans la cité. Mes pas m’amenèrent devant une bâtisse imposante. En levant la tête, je reconnus le Q.G des mercenaires, sur le devant, on pouvait lire sur un écriteau :

Citation :
« Clan des Entr’aildses, nos lames au service du peuple »

Encore une fois, je repensais à Amyeh et son désir de rencontrer ces gens. En mémoire de mon vieil ami, j’entrepris de gravir les quelques marches et de pénétrer à l’intérieur. Dedans, une demi-douzaine de personne étaient présente, revêtant pour la plupart une cape verdâtre s’accompagnant d’une coiffe jaune paille. L’un d’eux s’avança jusqu’à moi :


- Bonjour, disciple de Sacrieur, puis-je te venir en aide de quelque manière que ce soit ?

- Hum… pas vraiment, c’est avant tout la curiosité qui m’a poussé à entrer.

- Comme beaucoup d’autre… quoiqu’il en soit, nous pouvons, si tu le souhaite, te venir en aide de quelque manière que ce
soit. Si tu désire t’entraîner avec l’un des nôtres, partir à la recherche d’une ressource particulière, occire quelques créatures terrifiantes, nous sommes là pour ça.

- Je vous remercie, mais je n’ai pas besoin d’aide de ce côté, je me débrouille très bien tout seul
, lâchais-je d’un ton cassant.

- Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre vos capacités au service d’autrui ? Nous recrutons également toutes personnes faisant vœux de nous rejoindre.

- Je… vais y réfléchir. Merci à vous.


Je sortis de la demeure, relativement troublé. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Toutefois, en y pensant heures après heures, l’idée me satisfaisait de plus en plus. Rejoindre une communauté de combattant aguerris et soudés. L’opposé même du fonctionnement communautaire de Brâkmar. Cela pourrait être intéressant de s’ouvrir à un nouveau mode de vie…
« Et puis… qui sait ? Je me suis toujours laissé entendre que les mercenaires étaient des personnes sages et respectueuses. Peut-être que le mercenariat et son mode de vie me permettront d’acquérir la sagesse dont j’ai besoin ? »
Ma décision était prise, le soir même, alors que la plupart des habitants étaient plongés dans un sommeil profond, je me dirigeais de nouveau vers le quartier général des Entr’aildses pour y déposer ma candidature.
Une fois cela fait, je repartis dans les profondeurs ténébreuses de la cité, décidé à attendre patiemment une éventuelle réponse.

Trois jours plus tard, le 8 novamaire exactement, je reçus un tofu vint me voir dans la soirée, un mot accroché à la patte. Me doutant de son origine, je le pris et entrepris de lire la réponse des mercenaires :

Citation :
Après étude de votre candidature, nous avons décidés de donner suite à votre demande. Le clan des Entr’aildses est heureux de vous annoncer que vous êtes accepté en son sein. Vous êtes priés de vous présenter le plus rapidement possible au quartier général, afin de finaliser les derniers points importants.

Cordialement,
Le clan Entr’aildse

Un sourire aux lèvres, je donné quelques graines au tofu, et me leva prestement. Un nouvel avenir se dessinait à l’horizon… serait-il plus lumineux que les précédents ?

Sacrieur seul le sait…


___________________________________________________

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MessageSujet: Re: Le parcours d'un Sacrieur   Mar 23 Fév - 21:48

Calendrier du RP


22 Maisial 636 : Arrivé sur l’île des wabbit

25 Maisial 636 : Aveux du Wabbit sur la localisation du Dofus

29 Maisial 636 : Le Dofus Cawotte est donné à Oto Mustam

2 Juinssidor 636 : Ayzan traque et débusque l’espion bontarien

3 Juinssidor 636 : Oto Mustam confie à Ayzan la tâche de trouver Vil Smisse

5 Juinssidor 636 : Vil Smisse accepte de participer à la bataille de Cania

7 Juinssidor 636 : Bataille de Cania - Aucun vainqueur

Martalo 638 : Commencement de la traversée des plaines de Cania par Ayzan et Amyeh

Aperirel 638 : Défaite d’Amakna et d’Astrub - Brâkmar vainqueur

Octolliard 628 : 1er discours anti-brâkmarien d’Amyeh

26 Novamaire : Enrôlement général pour aller combattre à Pandala

26 Novamaire 638 : Bataille de Pandala - Défaite de Brâkmar

27 Novamaire 638 : Rencontre avec Danahiel

1 Novamaire 639 : Mort de Danahiel

8 Novamaire 639 : Entrée dans le clan Entr'aildse
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